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Films
présentés par
Monique L'Hôte
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Cette
rubrique présente des films pour adultes seuls ou à voir en
famille comme divertissement ou pour amorcer un dialogue familial.
Pour aider les parents, nous indiquons l'âge minimum à
partir duquel un film peut être conseillé ou permis aux enfants.
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| Juillet
2009 |
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BANCS
PUBLICS de Bruno PODALYDES
Sortie le 8 juillet. Durée : 1h50 |
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Trois jeunes femmes dans un bureau sont tout émoustillées
parce qu'elles ont vu sur l'immeuble d'en face une banderole
où est écri tHOMME SEUL". Les commentaires
vont bon train, y compris avec le chef qui s'en mêle.
Est-ce un dragueur qui cherche une femme, un angoissé,
un désespéré qui veut mettre fin à
ses jours ? Les trois femmes envoyées en mission ne
trouvent rien à l’étage concerné.
L’énigme reste entière. Entre temps, on
s'intéresse aux individus qui hantent le jardin public
voisin. Des enfants en quête d'aventure;, des vieux
qui jouent au jacquet, des moins vieux qui pilotent les bateaux
sur le bassin,une dame éprise de poésie etc.
Puis on revient à l'intérieur du magasin de
bricolage, aux demandes parfois farfelues des clients et aux
réponses encore plus farfelues des vendeurs. Un magasin
où borborygment des machines peu rassurantes. L'énigme
de l'homme seul réapparaît à la fin, comme
un jeu proposé aux spectateurs. Cherchez le frère!...
Dommage que les gags s’essoufflent un peu à la
fin, mais c'est une fantaisie comique. Bienvenue pour entamer
les vacances. Avec une pléiade de vedettes !
À partir de 12 ans. |
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BAMBOU
de Didier BOURDON
Sortie
le 8 juillet. Durée : 1h53 |
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| Alain
veut un enfant. Sa femme n'est pas très convaincue
car elle pense à sa carrière prestigieuse de
pianiste de concert. Un jour, elle amène à la
maison la chienne Bambou qu'elle chérit alors qu'Alain
est violemment opposé à la présence d'un
chien. L'on assiste alors à diverses facéties
canines, mise à mal de chaussures ou d'oreillers, occupation
du lit conjugal, mictions intempestives etc.Qui exaspèrent
Alain et feront sans doute rire les amis des chiens. Quand
Anna part en concert dans le monde avec le grand chef d'orchestre.
Van Ruytten, en laissant la chienne à Alain, celui-ci
voit rouge. Il enchaîne les échecs professionnels
et soupçonne sa femme le trompe avec le maestro. Il
abandonne alors honteusement la chienne dès qu'il se
croit abandonné.
Bambou récupérée et devenue acceptable
depuis qu'elle joue le rôle de porte-bonheur réconciliera
le couple et l'un reparlera du bébé. Un film
drôle et bon enfant.
À partir de 12 ans. |
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THE
READER de Stepphen DALDRY
Sortie le 15 juillet. Durée : 2h03. |
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| Berlin,
1958. Michael, quinze ans, retourne chez une dame qui l'a
aidé quand il était malade, pour la remercier.
Elle le reçoit avec brusquerie, puis l'accapare et
en fait son amant. Au fil de leurs rencontres, elle fera aussi
son éducation sentimentale Et lui fera l'éducation
littéraire d'Hanna, car elle s'intéresse à
ce qu'il apprend au lycée et aime qu'il lui lise ses
livres préférés. Quelques années
plus tard, Michael, devenu étudiant en droit, assiste
avec son professeur à un procès contre un groupe
de femmes parmi lesquelles Hanna. Adapté du roman d'un
Allemand, Bernard Schlink, qui explore comment la seconde
génération en Allemagne, s'arrange des crimes
commis par ses aînés pendant la guerre. Mais
le film n'est ni culpabilisant, ni moralisateur. C'est d'abord
une histoire d'amour, un récit captivant où
les livres enrichissent et élèvent l'esprit
de la jeune femme peu éduquée, grâce au
pouvoir qu'ils confèrent au garçon.
Si vous aviez aimé le "Patient anglais",
le film d'Anthony Minghella qui a eu tant de succès
il y a quelques années, vous aimerez "The reader"
Minghella n'en est que le producteur, mais on y retrouve son
art de raconter et d'émouvoir, son intérêt
pour le temps qui passe et la mémoire de la guerre
et du mal, sans condamnation ni pardon, mais dans une recherche
d'apaisement. Un film magistral.
À partir de 15 ans.
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| UNE
SEMAINE SUR DEUX de Ivan CALBERAC
Sortie le 22 juillet. Durée : 1h38. |
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| Une
semaine chez papa, une semaine chez maman, c'est le sort de
Léa, douze ans dont les parents viennent de divorcer
et ont choisi la garde alternée sans lui demander son
avis. L'on assistes aux préoccupations concrètes
lors de ces transbahutements hebdomadaires, le contenu de
la valise, les sorties d'école, le paiement de la puis
on passe aux sentiments profonds qui agitent chacun. Léa
et son petit frère sont ravis de retrouver le parent
de semaine, mais ne tardent pas à ressentir le manque
de l'autre et Léa reproche à sa mère
de les priver d'une vraie famille. L'on voit aussi les parents
profiter de leur semaine libre pour rechercher fiévreusement
celui ou celle qui remplacera l'absent (c'est la partie comique
du film). Mais, comme Elie Chouraqui dans "Celle que
j'aime"", Ivan Calbérac concentre l'attention
sur les enfants, leur ennui des changements de maison et d'amour,
paternel ou maternel et pas les deux ensemble, le désespoir
de la séparation et l'incertitude sur leur avenir avec
peut-être un parent bis. Léa assume, mais elle
a pris conscience de l'immaturité de ses parents et
joue un peu avec eux l'enfant « parentifié ».
Dans le même temps,leur recherche d' un nouvel amour
la pousse elle-même dans une relation amoureuse trop
précoce qui lui apporte peu de bonheur et des désillusions
sans compenser ce qu'elle ressent comme une désertion
de ses parents. L'auteur dit dans ses notes d'intention que
le divorce est devenu une banalité dans notre société,
mais qu'il ne l'est jamais pour les enfants concernés.
Le cinéma remettrait-il en question le droit au divorce
des parents?
À partir de 13 ans.
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| ADIEU
GARY de Nassim AMAOUCHE
Sortie le 22 juillet. Durée : 1h15. |
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| Un
village ouvrier perdu au milieu de nulle part, avec une usine
désaffectée, tune rue bordée d'une sorte
de "Baliverna".et une poignée d'habitants
vivant là comme une famille. Francis continue d'entretenir
sa machine inutile, son fils, Samir a du mal à supporter
son travail au supermarché, Maria trouve son réconfort
auprès de Francis, son fils, le simplet croit être
le fils de Gary Cooper dont il attend le retour, bref, tout
ce petit monde végète dans un temps suspendu.
Suspendu à quoi? Au spectateur de l'imaginer
À partir de 14 ans.
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| LA
CAMARA OSCURA de Maria Victoria MENIS
Sortie le 29 juillet. Durée : 1h26. |
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| Gertrudis
est laide. Cet axiome date de sa naissance calamiteuse sur
la passerelle d'un bateau qui amenait des juifs russes émigrant
en Argentine à la fin du XIX° siècle.
Consciente de cette constatation, elle échappe aux
photos de famille et se tient dans l'ombre en regardant ses
pieds. Elle va pourtant se marier, fonder une famille, toujours
effacée mais soucieuse d'apporter de la beauté
à la vie quotidienne. Arrive Baptiste, un photographe
français qui bouscule les traditions. Au lieu des photos
figées de familles en rang d'oignon, il photographie
les gens en action, au travail ou agrémentés
d'ajouts surréalistes. La réalisatrice dit être
intéressée par le " regard". Celui
porté sur Gertrudis a toujours été négatif.
Seul, Baptiste a modifié le regard convenu, ce qui
a modifié celui qu'elle portait sur elle-même.
Un film attachant, tranquille et suranné, prenant en
compte les transformations de la photographie à ses
débuts et ce qu'elles entraînent comme transformations
du regard et de la société.
À partir de 14 ans.
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| LITTLE
NEW YORK de James DEMONACO
Sortie le 5 aout. Durée : 1h45. |
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| Trois
personnages: un mafieux qui veut étendre son pouvoir,
un jeune ouvrier qui veut faire de son futur enfant un génie,
et un vieil épicier sourd-muet qui joue aux courses
sans jamais gagner. Tous les trois avec un même objectif:
l'argent.
Chacun d'eux est surprenant, le vieux par la nature de son
travail pour la mafia, le jeune, par sa découverte
d'un système inédit et coûteux pour rendre
les bébés intelligents, le mafieux par sa conversion
subite et spectaculaire à l'écologie.
Dommage que la fin soit un peu convenue, alors que leur originalité
titillait notre curiosité. Il faut dire que ces trois-là
sont citoyens de Staten-Island, une île située
en face de Manhattan, quartier de New-York déconsidéré
parce qu'il ffut et reste un repaire de la mafia. "Little
New-York" se distingue d'autres films de mafiosi par
des trouvailles bienvenues et une désinvolture souvent
comique.
À partir de 14 ans. |
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| MARCHING
BAND de Claude MILLER
Sortie le 5 aout. Durée : 1h35. |
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| De
Claude Miller nous avons admiré des films d'un tout
autre genre, mais il a éfé conquis par les "marching
bands" ces fanfares d'étudiants aux Etats-Unis
qui interviennent sur les terrains de sport et ont accompagné
la campagne électorale d'Obama en Virginie. Les jeunes
musiciens attendent fiévreusement un changement, font
confiance à Obama pour le réaliser en Amérique
et dans le monde, veulent aller voter, même s'ils ne
l'ont jamais fait et voient dans la candidature d'un noir
à la présidence l'opportunité pour tous
les noirs d'accéder enfin à des carrières
prestigieuses. Le band, la musique, sont pour certains la
bouée qui leur a fait échapper à la délinquance
et à la prison, pour d'autres une joie de vivre et
de se fondre dans un groupe fraternel ? Les parades, les uniformes
rutilants, contribuent au sentiment d'appartenance qui génère
dynamisme, esprit de corps et enthousiasme.
Un film plein d'énergie et d'espoir en l'avenir, dont
on avait bien besoin.
À partir de 12 ans. |
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| Juin
2009 |
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QUELQUE
CHOSE A TE DIRE de Cécile TELERMAN
Sortie le 27 mai. Durée : 1h40. |
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C'est une histoire de famille, mais d'une famille de cinéma".
Donc ne cherchons pas d'interprétation pseudo-psychanalytique
du comportement des personnages, bien que le film tente un
peu de nous pousser dans cette direction. Laissons-nous plutôt
aller à notre plaisir de suivre les aventures compliquées
et souvent comiques de cette tribu.
Les parents sont bourgeois: mère snob, à la
soixantaine radieuse, père patron d’usine à
la retraite, fils aîné incapable de gérer
son commerce de riz, fille peintre qui peint des horreurs,
autre fille infirmière qui pratique les tarots pour
influencer les destinées. Et il y a aussi un flic romantique
(ils le sont souvent au cinéma!). Imaginez dans cette
famille un imbroglio d'amours et de haines alimentés
par un lourd secret.
Le film est émaillé de plaisanteries bien parisiennes
et néanmoins drolatiques ce qui fait que, malgré
les conflits violents et les désillusions, il laisse
une impression de légèreté. Grâce
à un scénario travaillé et divertissant.
À partir de 14 ans. |
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ALIKER
de Guy DESLAURIERS
Sortie le 3 juin. Durée : 1h50.
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| En
Martinique en 1920, un petit groupe de militants communistes
veut en finir avec l'oppression des pauvres Noirs par les
riches patrons d'usines et les fonctionnaires coloniaux corrompus.
Ils veulent créer des syndicats et fondent un journal
dont ils confient la direction à André Aliker.
Celui-ci fait d'une feuille de chou qui existait déjà
un vrai journal avec enquêtes, dénonciations
des abus et soutien aux luttes ouvrières.
Le journal est un triomphe, il est distribué jusque
dans les campagnes et on se l'arrache. Mais Aliker dérange
trop de monde Deux fois, il sera enlevé et rossé
par des inconnus et, en 1934, son corps ligoté et sans
vie sera rejeté par la mer sur une plage.
Le film rend hommage à ce pionnier de la résistance
à l'oppression, pionnier aussi d'un journalisme moderne
dont on n'a jamais retrouvé les assassins encore à
ce jour.
Malgré une réalisation maladroite, due peut-être
aux difficultés du tournage le film rappelle le sacrifice
d'un homme courageux qui , en son temps,a fait avancer les
droits de l'homme. dans les anciennes colonies.
À partir de 14 ans. |
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| DANCING
GIRLS de Darren GRANT
Sortie le 10 juin. Durée : 1h29. |
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Laurynt
habite une petite ville de l'Indiana où elle travaille
avec son frère dans leur garage, mais elle rêve
de devenir danseuse.A Chicago, elle échoue à
l'examen d'entrée de la prestigieuse Académie
de Danse et se retrouve comptable dans une boîte de
nuit.
Lorsque l'une des danseuses tombe malade,, elle peut enfin
donner un aperçu de son talent. L'histoire n'est guère
originale, mais le film nous conduit dans les clubs de Chicago
où chaque danseuse choisit ses musiques et sa chorégraphie
dans un style alliant le burlesque américain, le théâtre
et le strip-tease.
Un spectacle sensuel mais jamais vulgaire, un film glamour
pour l'été.
À partir de 12 ans. |
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| BOOGIE
de Radu MUNTEAN
Sortie le 17 juin. Durée : 1h42. |
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| Bogdan,
surnommé Boogie (le modèle américain
est toujours vivace en Roumanie) passe une journée
de congé au bord de la mer avec sa jeune femme et son
petit garçon. Cerf-volant, château de sable et
baignade rapide, c'est un moment de bonheur simple après
une semaine harassante. Mais voila qu'apparaissent de vieux
amis de lycée qu'il n'avait plus rencontrés
depuis des années. Sa femme rentre coucher le petit
et lui se laisse entraîner à faire la fête
avec les copains ressurgis. La fête avec les copains?
On boit pas mal, mais ça ne décolle pas vraiment
et, après les vieux souvenirs, on parle boulot. L'arrivée
d'une fille complaisante appelée par l'un des compères
qui l'offre à Bogdan ne le séduit pas. Malgré
l'alcool, il connaît ses limites. Et puis, cette fête
n'est pas aussi jouissive que prévu et Boogie rentre
au bercail avec l'idée de mettre entre parenthèses
cette bouffée d'adolescence et de réserver son
bonheur d'adulte et de père, finalement plus convaincant.
Un film dont la justesse psychologique enchante.
À partir de 14 ans. |
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LES
BEAUX GOSSES de Riad SATTOUF
Sortie le 10 juin. Durée : 1h30 |
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| Hervé
est en 3° au collège. Timide, complexé,
il n'a pas la cote avec les filles, ce qui le rend hargneux,
agressif, odieux avec sa mère (qui, il est vrai, l'exaspère
en s'intéressant beaucoup trop à sa sexualité).
Et puis? Tout ce qu'on voit habituellement dans ce genre de
film: quelques blagues avec les copains, quelques brefs aperçus
des cours, quelques tentatives de drague et du sexe à
gogo. De préférence exhibitionniste.
Parents, ne pensez pas que vos adolescents sont comme ça.
Lisez plutôt la revue L’école des parents
(par exemple le N°577-HS Les ados sur Internet) qui vous
en dresse un portrait plus nuancé, basé sur
des enquêtes.
Ici, il s'agit d'un cinéaste obsédé par
le sexe qui prête aux adolescents ses propres obsessions
et a réalisé un film comique à leurs
dépens.
À partir de 15 ans.
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LES
LASCARS d'Albert PEREIRA-AZZARO et Emmanuel
KLOTZ
Sortie le 17 juin. Durée : 1h36. |
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| C'est
un film d'animation pour adultes complètement déjanté,
l'histoire de deux zozos de banlieue qui veulent partir à
la mer mais perdent l'argent et doivent se refaire. Sur un
rythme échevelé, du rap désopilant et
un graphisme bourré d'imagination.
Entre quinze et vingt-cinq ans, ça fait beaucoup rire
!
À partir de 15 ans.
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| AMERIKA
de Cherien DABIS
Sortie
le 17 juin. Durée : 1h32.
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| Mouna
est une Palestinienne bien en chair et plutôt réjouie,
malgré le manque de liberté, la présence
constante des militaires, les contrôles d'identité
à chaque coin de rue qui sont le lot de son pays. Quand
lui est offerte la possibilité d'émigrer aux
Etats-Unis où vit déjà sa soeur, elle
hésite, car elle aime malgré tout sa terre et
son peuple chaleureux, mais son fils Fadi est conquis par
le rêve américain.
Arrivés dans l'Illinois, ils sont accueillis à
bras ouverts par la soeur et sa famille. Mais les difficultés
s'imposent bientôt. Mouna est diplômée
et travaillait dans une banque, mais après de multiples
recherches, il lui faut e contenter d'un travail plus modeste.
Fadi, à son lycée fait profil bas, mais quand
les élèves comprennent d'où il vient,
alors que la guerre du Golfe bat son plein, il est soupçonné
de terrorisme. Et le soupçon atteint aussi son oncle
médecin et ses cousines. Violences, graffitis, injures
mettent Mouna au désespoir, car elle n'avait pas imaginé
que leur arrivée nuise ainsi à sa soeur.
Cette histoire est presque autobiographique pour la réalisatrice.
Elle aussi a souffert de problèmes 'identité.
Lorsque, à l'aéroport, le douanier demande à
Mouna quel est son pays, elle répond: "Aucun",
car être arabe de Cisjordanie n'est pas une véritable
patrie, ni une identité. C'est ce qu'a voulu montrer
Cherien Dabis en ce qui concerne les Palestiniens, en plus
des problèmes communs à tous les immigrés.
Objectif atteint, car si le film est démonstratif,
ses personnages se rendent sympathiques par leur courage et
leur optimisme.
À partir de 14 ans.
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| Mai
2009 |
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SOEUR
SOURIRE de Stijn CONINX
Sortie le 29 avril. Durée : 2h. |
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Qui se souvient encore de Soeur Sourire? Elle eut son heure
de gloire comme chanteuse en habit de nonne dans les années
60. Le film raconte son histoire, personnalisée par
une Cécile de France rayonnante.
Donc, Jeannine Deckers, née dans une famille de boulangers
près de Bruxelles, supporte mal la froideur et l'autoritarisme
de sa mère. Adolescente, pour fuir sa famille elle
entre au couvent des Dominicaines. Là aussi, elle se
rebelle contre la règle, mais on lui laisse sa guitare
qui l'aide à accepter la vie monacale. Elle compose
la chanson "Dominique" en hommage au fondateur de
son ordre, son disque fétiche qui se vendra à
des milliers d'exemplaires. Elle donne aussi quelques concerts
avec d'autres Soeurs choristes et la bénédiction
de l'Église, car elle a sincèrement le désir
d'amener les jeunes à la foi par un moyen moderne et
festif. Elle quittera le couvent sur un coup de tête
pour n'être plus que chanteuse. Mais privée de
son look immaculé et de son aura de candeur, elle ne
fait plus recette. D'autant qu'elle se mêle de problèmes
de société au lieu de ne parler que du Bon Dieu.
La vraie Soeur Sourire s'est suicidée, ce qui est très
triste car le film rend son personnage attachant par ses rébellions,
qui annoncent les bouleversements de 68, son besoin d'amour
et sa gaîté candide.
À partir de 12 ans. |
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LE
PAYS A L'ENVERS de Sylvaine DAMLPIERRE
Sortie le 29 avril. Durée : 1h30.
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La réalisatrice
retourne en Guadeloupe pour y retrouver ses racines. Rencontrant
un généalogiste, elle apprend qu'il est très
difficile à un Guadeloupéen de repérer
ses ancêtres, parce que ceux-ci étaient esclaves.
Ils n'avaient pas de nom, prenait celui de leur patron ou un
prénom que celui-ci leur imposait comme nom de famille
et qui n'était pas le leur. On assiste aussi à
un concours de jardins créoles et beaucoup de témoignages
révèlent l'âme de la Guadeloupe.
Le film est un peu brouillon, mais on est sensible à
la démarche de la réalisatrice qui nous livre
une Guadeloupe toute autre qu'une destination touristique.
À partir de 12 ans. |
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LA
FEMME SANS TÊTE de Lucrécia
MARTEL
Sortie le 29 avril. Durée : 1h27. |
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Vero circule
en voiture le long d'un canal quand, soudain, elle heurte quelque
chose. Elle s'arrête, mais ne descend pas de voiture pour
voir ce qui s'est passé. Après quelque temps,
elle avoue à son mari:"J'ai peut-être tué
quelqu'un". Ils retournent ensemble sur le lieu de l'accident
où ils ne trouvent qu'un chien mort. Tout le monde autour
de Vero s'emploie à la rassurer en minimisant l'incident.
Elle-même a du mal à faire taire sa culpabilité,
mais la vie retrouve son cours paisible. Ça se passe
en Argentine et la réalisatrice veut démontrer
ceci : nul ne sait si Vero a réellement tué quelqu'un,
mais il se noue autour d'elle une complicité de non culpabilité
et de réassurance, propre à une bourgeoisie imbue
de son excellence.
Lucrecia Martel est connue pour son minimalisme et sa subtilité.
Son récit semble lisse en superficie, mais il est parsemé
d'indices révélant ces phénomènes
de solidarité complice à l'intérieur d'une
classe sociale qui "se referme sur elle-même et se
pardonne à elle-même" (dixit la réalisatrice).
C'est cette même attitude qui a prévalu lors des
événements violents qui ont marqué l'époque
de la dictature en Argentine.
Une critique toute de discrétion par une réalisatrice
élégante et sensible.
À partir de 15 ans.
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L'ENFANT
DE KABOUL de Barmak AKRAM
Sortie le 29 avril. Durée : 1h37. |
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Khaled,
chauffeur de taxi à Kaboul, charge un jour une femme
voilée avec un bébé. Après que la
femme a quitté le taxi, il s'aperçoit que le bébé
est resté sur la banquette arrière. Khaled est
honnête et compatissant : il commence par essayer de retrouver
la mère, puis de confier l'enfant à un organisme
chargé de le placer. Mais tout le monde se défile.
Des enfants abandonnés, victimes de la guerre, il en
pullule à Kaboul. Khaled le garderait bien ce bébé
garçon, lui qui n'a que des filles, mais...trop de problèmes
! Les pérégrinations de Khaled pour se débarrasser
du bébé nous entraînent dans la vie quotidienne
de Kaboul, où il ne faut pas trop compter sur les organismes
officiels, mais plutôt sur sa propre débrouillardise.
"Kaboul, dit le réalisateur, un immense tohu-bohu
où chacun doit trouver le moyen de sa survie". On
y distingue ça et là, l'errance fantomatique de
femmes en tchador, que l'on ne peut reconnaître que par
un grain de beauté sur la cheville. Khaled se moque d'ailleurs
de sa cliente entièrement voilée en lui disant
que ce n'est plus la mode. L'on serait tenté de trouver
Kaboul et ses Afghans assez proches de nous, si ce n'était
le sort réservé aux femmes : voilées ou
non, elles n'ont ni identité, ni reconnaissance sociale
et même le brave Khaled, bon père avec ses filles,
ne reconnaît pas plus d'existence à sa femme qu'à
ses meubles. Malgré ce bémol, le film est tonique,
pas du tout misérabiliste, parfois drôle, car le
réalisateur afghan ne craint pas l'autodérision.
Un suspense plein d'imprévus sympathiques.
À partir de 12 ans.
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JE
L'AIMAIS de Zabou BREITMAN
Sortie le 6 mai. Durée : 1h52. |
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Un soir,
Pierre et sa femme voient arriver chez eux Chloé, leur
belle-fille, en pleurs, avec ses deux petites filles. Son mari
l'a quittée, elle souffre et vient se réfugier
chez ses beaux-parents. Pierre propose de l'emmener à
leur maison de campagne où il tente de l'apaiser. Puis,
la nuit aidant, cet homme peu expansif que Chloé connaît
à peine se livre à quelque confidence et finalement
lui révèle le secret de sa vie. Lui-même,
marié et père de deux enfants, est tombé
follement amoureux d'une jeune fille rencontrée à
Hong-Kong lors d'un voyage d'affaires. Il devait choisir : vivre
avec elle cet amour intense et voyager sans cesse ou rester
avec sa famille où sa femme et ses enfants devenus adolescents
avaient besoin de lui. Chloé comprend alors ce que ressent
un homme qui accède à un nouvel amour alors que
sa vie est installée et le met en demeure de prendre
des décisions déchirantes.
Un film que l'on ne quitte pas lorsque l'on quitte la salle,
tant il est poignant et aussi parce qu'il invite chaque adulte
à repenser ses choix de vie. L'on aimait Zabou comédienne,
mais elle est surtout une grande réalisatrice.
À partir de 15 ans.
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PASSEUR
D'ESPOIR de Branko SCHMIDT
Sortie le 6 mai. Durée : 1h30. |
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Mirko est
passeur de clandestins pour la mafia locale. Il leur fait traverser
la rivière entre la Bosnie et la Croatie. Une nuit, son
bateau surchargé chavire et les Chinois qu'il transportait
se noient tous, sauf une jeune fille qui, elle, savait nager.
Cette femme est un témoin gênant : Mirko commence
par lui laisser de la nourriture, puis la prend chez lui, dans
sa maison branlante sur la rivière. Bien qu’ils
ne se comprennent pas, ils finissent par s'attacher l'un à
l'autre. Mais la mafia intervient cruellement et Mirko va devoir
libérer sa belle et se venger.
C'est un film noir que l'auteur explique par le sort des anciens
combattants de l'ex-Yougoslavie, livrés à eux-mêmes
sans aucun avenir et captés par une mafia florissante,
née du climat laissé par l'après-guerre.
Le film a rencontré un grand succès en Croatie
parce que les gens y ont reconnu les problèmes de leur
pays.
À partir de 12 ans.
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COMMIS
D'OFFICE de Hannelore CAYRE
Sortie le 6 mai. Durée : 1h28. |
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Les avocats
commis d'office ont la réputation de ne pas se démener
beaucoup pour leurs clients parce qu'ils sont mal payés.
Mal payés, c'est vrai, mais la commission d'office est
le recours de jeunes avocats inconnus que les accusés
fortunés n'iront jamais solliciter. Antoine est l'un
d'eux, mais il a fait sien et gardé idéal exprimé
dans son serment d'accession à la profession. Comme il
a du charisme et du talent oratoire, il est remarqué
par un collègue, qui, lui, défend les truands
pleins de fric et fait sa pelote grâce à eux. Antoine
va se laisser embarquer par ce collègue dans un coup
foireux qui ne peut que rater. Ça lui servira, in fine
à reconquérir son honnêteté.
Mais au passage, la réalisatrice qui est avocate et exerce
son métier, fait un sort à une pléiade
de lois récentes, trop nombreuses et mal venues qui plombent
la vraie justice. Par exemple, la loi sur la récidive,
objet de la première brillante plaidoirie de Roschdy
Zem qui incarne Antoine. Hannelore Cayre s’attaque, par
des exemples, à des pratiques qu'elle nous fait découvrir
: corruption de certains juges et certains avocats, détournements
des lois au profit des truands, etc.
Un film bien documenté, sans rapport avec les avocats
fictifs des séries télévisées, et
qui dénonce les médiocrités de notre justice.
Bravo à cette avocate devenue réalisatrice de
son premier film qui utilise brillamment ses connaissances juridiques
pour nous faire vivre au quotidien le sort d'un avocaillon et
mettre en lumière les aléas de la justice française
dans un film romanesque et palpitant.
À partir de 14 ans.
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LA
SICILIENNE de Marco AMENTA
Sortie le 13 mai. Durée : 1h53. |
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La petite
Sicilienne Rita adore son papa, figure respectée dans
son village où il résout les litiges et maintient
la paix. Quand celui-ci est assassiné, elle ne pense
qu'à le venger. Mais elle apprend par son frère
que le père faisait partie de la mafia locale qui l'a
liquidé parce qu'il n'était pas d'accord avec
le chef. Quand son frère est tué à son
tour, Rita passe à l'action. Elle, qui n'avait pas les
yeux dans sa poche et tenait un journal, va trouver le procureur
de Palerme et lui livre des noms de mafieux de son village.
Après vérifications, le procureur comprend qu'il
tient un témoin précieux et prend Rita sous sa
protection. Il la fait déménager, changer d'identité
et se méfier de tout. Et admettre peu à peu que
son père et son frère aussi étaient des
criminels. Mais, grâce à elle, le petit juge aura
réussi à faire ouvrir un procès retentissant.
Le plus frappant dans ce film, le plus émouvant aussi,
est qu'il nous fait ressentir avec Rita la peur, la solitude
et le désespoir de ce rôle de témoin dressé
contre une organisation si puissante et si dénuée
de scrupules (cf. Gomorrha). L'histoire de Rita est vraie, sa
première entrevue avec le juge a eu lieu en 1991 alors
qu'elle n'avait que dix-sept ans. Le film lui est dédié,
en hommage à son courage. Un grand film !
À partir de 14 ans. |
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UN
MARIAGE DE RÊVE de Stephan ELLIOTT
Sortie le 6 mai. Durée : 1h36. |
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Le jeune
John, fils d'une honorable famille anglaise, s'est épris
d'une Américaine excentrique qu'il a épousée
et ramène au manoir de ses parents. Ce sont les années
20 et la pudibonderie victorienne subsiste chez sa mère,
alors que son père, qui a fait la Grande Guerre, ne se
sent plus en phase avec les siens. Lorsque John arrive avec
Larita, sa belle-mère la déteste d'emblée
et se déroule entre elles une petite guerre de propos
piquants. A notre époque où tout le monde a jeté
son bonnet par dessus les moulins, ce genre de comique fait
mouche à tout coup. D'autant plus que le film est adapté
d'une pièce de Noël Coward à l'écriture
soignée. Et lorsque le drame pointe son nez, on comprend
que l’amour de ces jeunes gens a peu d'avenir.
C'est un très joli film, bien joué, bien costumé,
bien écrit; bien mis en scène bref, un petit bijou
à voir pour se divertir intelligemment.
À partir de 12 ans. |
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| Avril
2009 |
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LA
JOURNÉE DE LA JUPE de Jean-Paul
LILIENFELD
Sortie le 25 mars. Durée : 1h28 |
| Une
prof de français dans un collège de banlieue.
Elle essaie en vain de se faire entendre d'élèves
qui ricanent, profèrent des injures, et des commentaires
stupides. Soudain, tombe d'un sac un pistolet. La prof s'en
empare et, désormais maîtresse de la situation,
prend ses élèves en otage et leur fait réciter
leur leçon sous la menace de l'arme. Naturellement,
quand l'affaire s'ébruite, tout le collège est
en émoi, le principal appelle la police qui tente de
négocier avec la prof pour qu'elle accepte de laisser
sortir ses élèves. La tension est extrême,
mais on a droit à quelques scènes du plus haut
comique: les élèves, couchés par terre
pour répondre à des questions sur Molière,
la police rampant dans les sous-sols avec les moyens les plus
sophistiqués pour assiéger la salle des otages,
le principal débordé et lâche, les autres
profs compatissants et le policier sentimental chargé
de la négociation..
La jupe est un symbole: dans cette banlieue, une fille en
jupe est considérée comme une putain et risque
le viol collectif. La revendication de la prof tend à
libérer les filles de cette dictature machiste. Les
élèves découvriront sur le tard que leur
prof est elle-même issue de l'immigration, mais qu'elle
s'en est sortie grâce à l'école : un exemple
à suivre!
C'est l'anti-"Entre les murs", au lieu de gérer
l'ingérable, la prof tombe dans l'excès et révèle
du même coup qu'enseigner dans ces conditions exige
une santé de fer.
« L'école a-t-elle encore un rôle à
jouer dans un climat si dégradé ? » se
demande l'auteur. Sans doute, avec des profs solides et bien
formés alors que c'est justement sur leur formation
que l'on cherche à faire des économies.
Un film qui mêle avec audace le tragique et le comique
sur une question brûlante et nous permet de revoir Isabelle
Adjani dans un rôle plein d'embûches.
À partir de 14 ans. |
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UNE
EXPÉRIENCE AFRICAINE de Laurent
CHEVALLIER
Sortie le 25 mars. durée : 1h30 |
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| Le
collège de Marciac dans le Gers était sur le
point de fermer quand un principal dynamique a eu l'idée
d'y fonder un atelier de musique de jazz. Au début
du film, l'on assiste à une répétition
des élèves joueurs de divers instruments qui
se révèlent d'un excellent niveau. Le réalisateur
, qui a tourné plusieurs films avec des musiciens africains
et notamment avec Momo Wandel, le doyen du jazz africain,
a eu l'idée de faire se rencontrer ces deux publics,
le groupe Fôlifö, continuateur de Momo décédé
et les jeunes collégiens de Marciac. Les Africains
ont été invités à Marciac où
ils ont donné un festival très applaudi en jouant
avec les élèves.
Et ceux-ci ont été invités à Konakry
où ils se sont imprégnés de culture guinéenne
(la polygamie, la vénération des anciens: le
culte des morts, les repas pris à main nue et les danses
échevelées) sans aucun préjugé
négatif.
L'on assiste avec plaisir à ces rencontres et à
la chaleur de l'accueil mutuel de groupes si dissemblables.
À partir de 11 ans.
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| NULLE
PART TERRE PROMISE d' Emmanuel FINKIEL
Sortie le 1er avril. Durée : 1h35 |
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| Le
spectateur doit être patient. Ce n'est qu'après
un bon bout de temps passé dans le vacarme d'enfer
de différents moyens de transport que l'on identifie
les trois personnages principaux et le sens de leur voyage
à travers l'Europe.
Le Kurde et so fils vont d'est en ouest, vers l'"Eden"
de Costa-Gavras. Ce sont des migrants qui se cachent de toutes
les polices. Le jeune cadre à lunettes voyage d'ouest
en est: il va délocaliser son usine en Hongrie et doit
veiller au défilé de camions qui transportent
les machines. L’étudiante aussi se dirige vers
l'est en filmant les gens pauvres avec sa petite caméra.
Disons tout de suite que seul, le jeune cadre aura sa terre
promise. Il ya des détails, des repères, des
impressions fortes auxquels le spectateur doit appliquer son
observation, sa concentration, son intuition, pour dresser
une image de l'Europe d'aujourd'hui à travers les déambulations
de ces personnages.
C'est un exercice intellectuel fort intéressant, d'autant
plus que l'on a à faire à un réalisateur
rigoureux et talentueux.
Le film a obtenu le Prix Jean Vigo 2008.
À partir de 15 ans. |
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| COUNTRY
TEACHER de Bohdan SLAMA
Sortie le 1er avril. Durée : 1h57 |
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| Pourquoi
Pietr, professeur dans un lycée de Prague vient-il
faire l'instituteur à la campagne? Est-ce pour mieux
profiter de la nature, lui qui est biologiste et enseigne
à ses élèves que chaque être est
unique, même un escargot, qui porte son histoire de
vie sur sa coquille ? Malgré les questions que sa venue
suscite au village, il est bien reçu, surtout par Marie
la fermière qui en tomberait volontiers amoureuse et
par son fils, Lada que Pietr aide à faire ses devoirs
de maths. Pourtant, une mauvaise action de Pietr va tout gâcher.
L'on comprend qu'en République tchèque, on boit
sec, mais on n'accepte pas de se laisser corrompre par les
gens de la ville. Heureusement, il y a des fermières
au grand coeur qui savent pardonner.
Un beau film bucolique et généreux.
À partir de 15 ans. |
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| LES
BREBIS FONT DE LA RESISTANCE
de Catherine POZZO DI BORGO
Sortie le 1er avril. Durée : 1h30 |
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| Il
s'agit du plateau du Larzac. L'auteur rappelle qu'en 1971,
le camp militaire voulait s'agrandir en expropriant cent trois
familles de paysans. Dans toute la France et même à
l'étranger, des comités "Larzac"sont
entrés dans la lutte. Et après les événements
de 68, beaucoup de jeunes idéalistes ont voulu faire
un retour à la terre en s'installant au Larzac. Aujoud'hui,
le Larzac, ayant reconquis les terres des paysans est en pleine
santé. On y élève de grands troupeaux
de brebis dans des fermes modernes où l'on nous fait
voir la traite électrique, la naissance des agneaux,
leur reconnaissance par leur mère, la fabrication et
la vente des fromages etc... Un élevage en plein succès
avec des paysans intelligents et compétents, qui renvoie
Depardon.à son pessimisme d'un autre âge.
À partir de 14 ans. |
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| ERREUR
DE LA BANQUE EN VOTRE FAVEUR
de Gérard BITTON et Michel MUNZ
Sortie le 8 avril. Durée : 1h38 |
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| Quel
beau titre, si magique et irréalisable et comme l'on
aimerait qu'il s'adresse à chacun d'entre nous. Mais
le film démontre qu'il n'est pas si facile d'être
malhonnête.
Julien est maître d'hôtel dans une grande banque
ancienne et respectable. Après dix-sept ans de bons
et loyaux services, il espère obtenir de sa banque
un prêt conséquent pour ouvrir un restaurant
avec un ami, lors de sa retraite qui approche. Mais la banque
fait la sourde oreille. Alors, Julien, qui a trouvé
un moyen d'écouter ce que fricotent ses patrons dans
la pièce à côté, décide
d’utilise ce qu’il entend. Les banquiers connaissent
à l'avance la situation des entreprises cotées
en bourse, ce qui leur permet d'acheter ou vendre leurs actions
au bon moment. Cela s'appelle le délit d'initiés.
Julien va se servir des informations captées en douce
pour en faire son profit avec l'aide d'un petit conseiller
financier d'une banque de quartier. Il sera finalement démasqué
par ses patrons, mais il a compris les mécanismes et
il est devenu capable de leur tenir la dragée haute.
Les auteurs du film pensent que l'on peut faire rire avec
l'argent. Ils en donnent l'exemple en dévoilant, à
l'occasion, l'une des causes de la crise actuelle. La morale
du film pourrait être : mieux vaut que les trafics malhonnêtes
profitent à ceux qui ne sont pas riches plutôt
qu'à ceux qui le sont déjà.
Une bonne comédie et pleine d'enseignements pour qui
cherche à s'enrichir illégalement.
À partir de 15 ans. |
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| SOIS
SAGE de Juliette GARCIAS
Sortie le 15 avril. Durée : 1h30 |
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| Eve
est une jeune fille qui livre le pain d'une boulangerie à
bord de sa camionnette dans la campagne environnante. Elle
parle peu, mais fait parfois allusion à son amoureux
qui est artiste. Elle hante la forêt, épiant
une grande maison dont les occupants sont un couple et leur
bébé. Lorsqu'elle happe l'homme au passage de
sa voiture, celui-ci semble gêné, il préfèrerait
ne plus la voir. Mais Eve est persévérante et
finira par s'introduire dans la maison pour s'occuper du bébé
et se rapprocher de l'homme. Quel est donc cet amour si exceptionnel
qu'il a créé chez Eve une dépendance
dont elle ne peut se libérer? C'est l'amour paternel
dévoyé, interdit, criminel qui l'a rendue incapable
d'un amour normal pour un garçon de son âge et
esclave d(une fixation perverse et destructrice. Pour son
premier long-métrage, Juliette Garcias n'a pas choisi
la facilité. Elle traite le problème de l'inceste
père-fille à l'envers de ce que l'on pourrait
attendre, haine et dégoût, de la part de la victime.
Ici, au contraire, celle-ci est non seulement consentante,
mais en redemande.
Un film dérangeant, très maîtrisé,
très épuré.
Adultes seuls. |
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| CELLE
QUE J'AIME de Elie CHOURAQUI
Sortie le 22 avril. Durée : 1h43
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Isabelle est divorcée de Jean dont elle a un fils,
Achille, dix ans. Achille est ravi de vivre seul avec sa maman
qu'il adore. Mais une menace se profile : Antoine, que sa
mère semble aimer et qui veut venir s'installer chez
eux. Alors, Achille déclare à Antoine une guerre
sans merci. Le mérite du film est de décrire
des comportements de parents très courants dans ce
type de situation. Antoine essaie de se faire accepter, fût-ce
en se ridiculisant, allant même jusqu'à s'accuser
d'une grosse bêtise commise par Achille, alors que celui-ci
en revendique la responsabilité. C'est renvoyer l'enfant
à un statut de gosse inconscient qu'il a raison de
refuser. Comme Isabelle et Antoine exhibent volontiers leur
tendresse mutuelle, l'enfant se sent d'autant plus exclu que
lui-même ne peut dispenser ce type d'amour à
sa mère. Et puis Antoine et Jean, les "pères"
rivalisent dans la cour qu'ils font à Achille, chacun
pour essayer d'être le plus aimé, ce qui donne
à l'enfant l'idée d'une alternative possible
: quand un père lui déplaît, il en a un
autre en réserve qui ne demande qu'à évincer
son concurrent ! Achille, lui, rêve de voir ses parents
se remettre ensemble, comme tous les enfants de parents séparés.
Il pressent que c'est impossible et imagine des stratagèmes
comiques pour se débarrasser d'Antoine, mais ce comique
ne doit pas masquer au spectateur le désespoir de tout
enfant dans cette situation. Il faudra qu'Antoine trouve un
moyen intelligent de se faire accepter.
A l'Ecole des parents on ne juge pas le comportement des parents
dans la réalité, mais un film de fiction l'autorise
et permet de réfléchir afin d'éviter
les pièges habituels.Un excellent scénario et,
malgré la gravité du sujet, une bonne comédie.
À partir de 14 ans. |
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| HUMAINS
de Jacques-Olivier MOLON et Pierre-Olivier
THEVENIN
Sortie le 22 avril. Durée : 1h27 |
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| Un
vieux professeur d'anthropologie prépare une expédition
dans les Alpes suisses pour vérifier ses théories:
il pense que l'homme de Néanderthal a vécu plus
longtemps qu'on ne le prétend. Il y emmène son
fils et son assistante et une famille rencontrée en
route se joindra à leur périple. La montagne
est sauvage et pleine de dangers, mille rebondissements vont
parsemer leur voyage. Des créatures bizarres se manifestent,
mais il y a d'autres malfaisants que les hommes de Néanderthal.
Un film d'aventures, un thriller classique où l'on
a très peur mais où les têtes d'affiche
sauvent leur peau.
À partir de 12 ans. |
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| LE
SECRET DE LILY OWENS de Gina PRINCE-BYTHEWOOD
Sortie le 22 avril. Durée : 1h50
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Alors que ses parents se disputent violemment, Lily, quatre
ans, s'empare d'un pistolet et tue accidentellement sa mère
qu'elle aimait. C'est la première scène du film
(et non une indiscrétion du critique !). A quatorze
ans, toujours hantée par sa culpabilité, elle
s'enfuit de chez ce père qui la maltraite avec sa nounou
noire. Toutes deux trouvent refuge chez trois soeurs noires
qui élèvent des abeilles. Là, Lily trouve
paix et amour et apprend l'apiculture Elle apprendra aussi
des détails sur ce passé douloureux qui la poursuit
et verra du coup son tourment allégé Tiré
d'un roman à succès, le film se déroule
dans les années cinquante, quand les noirs revendiquaient
les droits civils.
Un agréable mélodrame sur fond de racisme tourné
dans le sud des Etats-unis.
À partir de 13 ans. |
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| ROMAINE
PAR MOINS TRENTE de Agnès OBADIA
Sortie le 29 avril. Durée : 1h25 |
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Justin, le fiancé de Romaine décide qu'ils vont
aller tous les deux s'installer au Canada pour y élever
une meute de chiens de traîneaux. Bien que peu emballée,
Romane accepte de prendre l'avion avec lui. Dans l'avion,
elle surprend une conversation de l'hôtesse de l'air
qui laisse à penser que l'avion va s"écraser.
Romaine, affolée veut faire à son compagnon
un dernier aveu avant de mourir. De là découlent
toutes les surprenantes aventures qu'elle va endurer au Canada
car, bien entendu, l'avion est arrivé à bon
port. Les surprenantes aventures, ce sont: la perte de Justin,
de ses papiers, de son argent, un mariage, un accident de
voiture dans la neige qui suscite la naissance d'un bébé,
et bien d'autres encore. La réalisatrice s'est attachée
à un portrait de femme qui revendique son autonomie,
mais ne sait pas dire non aux décisions que l'on prend
pour elle. Elle est capable de se lancer dans les aventures
les plus fantasques qui finissent généralement
mal et de rebondir à chaque fois. C'est un personnage
à la fois burlesque et touchant. Et les "moins
trente" au Canada, nous les goûtons avec Romaine
!
À partir de 15 ans. |
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| Mars
2009 |
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COCAÏNE
COW BOYS
de Billy CORBEN
Sortie le 25 février 2009. Durée : 1h456 |
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C'est l'histoire vraie de l'arrivée de la cocaïne
aux Etats-unis dans les années 70-80. Jon Roberts,
maintenant sorti de prison raconte les débuts: la cocaïne
produite en Colombie arrivait facilement par bateau au sud
de Miami car les côtes à l'époque n'étaient
pas surveillées .Puis, l'étau s'est resserré
et il a fallu l'astuce de Munday, l'ingénieur pour
trouver des stratagèmes propres à déjouer
la police. Les trafiquants engrangeaient alors des millions,
voire des milliards de dollars qu'ils investissaient en voitures
de luxe, villas, night-clubs etc... Par la suite la guerre
des gangs a fait de Miami la "capitale des meurtres".
La Colombienne Griselda Blanco, une femme cruelle et sans
scrupules régnait alors sur la pègre et n'hésitait
pas à tuer. Mais, au final, la ville de Miami a profité
de la manne d'argent de la drogue pour son expansion. Ceci
est un résumé très succinct de ce film
foisonnant où les anciens trafiquants témoignent
avec fierté de leurs exploits sans jamais s'interroger
sur les ravages que leurs trafics ont pu causer à la
santé de leurs concitoyens.
Un film où les témoignages et les images défilent
à la vitesse d'une mitraillette, mais qui nous laissent
fascinés par l'ampleur d'une entreprise mafieuse. qui
n'est pas du tout jugulée de nos jours.
À partir de 14 ans.
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PELLEAS
ET MELISANDE de Philippe BEZIAT
Sortie le 4 mars. Durée : 1h48 |
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Le prince Golaud s'est perdu dans la forêt. Il y découvre
une jeune fille en pleurs qu'il ramène à son
palais où règne son père aveugle et l’épouse.
Son jeune frère Pelleas s'éprend de Mélisande
qui l'aime aussi. Golaud, fou de jalousie tue Pelléas
et blesse Mélisande qui mourra en donnant le jour à
une petite fille. Tel est l'argument du seul opéra
composé par Debussy qui fut joué à Moscou
pour la première fois en 2007. Le réalisateur
a filmé des extraits de répétitions,
des commentaires de participants et de longues scènes
de la représentation. Tous s'accordent à dire
que cet opéra ne ressemble à aucun autre et
que l'on subit l'envoûtement de la musique et de la
poésie de Maeterlinck. Et, comme le dit un des chanteurs
"c'est de la bonne musique!"
À partir de 15 ans (s'ils sont
musiciens)
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DELTA
de Kornel MUNDRUCZO
Sortie le 4 mars. Durée : 1h32 |
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Un homme revient au pays où il retrouve sa mère
et une jeune soeur qu'il n'a pas connue. Le frère et
la soeur décident de se construire une maison en bois
sur pilotis au milieu du fleuve. L'affaire tourne très
mal le jour où ils invitent à un repas les gens
du village. L'auteur s'évertue à nous persuader
du fait que la cohabitation du frère avec sa soeur
provoque l'hostilité des villageois parla réprobation
de l'inceste présumé. Mais le récit fait
plutôt penser à une vulgaire jalousie envers
leur entreprise de construction inhabituelle et aussi parce
que les garçons du pays se sentent évincés
par la jeune fille. L'attrait du film réside surtout
dans les magnifiques images aquatiques, à la fois sauvages
et caressantes du delta du Danube et de cette maison étonnante
au milieu de nulle part.
À partir de 15 ans.
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MY
BROTHER'S WEDDING de Charles BURNETT
Sortie le 4 mars. Durée : 1h20 |
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A Watts,
quartier noir au sud de Los Angeles, Pierce vit et travaille
avec ses parents dans la laverie familiale. Tout le monde
se connaît dans ce quartier chaleureux et Pierce y
est bien vu car il rend souvent service. Son frère
avocat va épouser une fille riche et l'on prépare
le mariage en grande pompe. Mais le jour du mariage ont
lieu les obsèques d'un ami de Pierce qui s'est fait
tuer à sa sotie de prison.. Alors que Pierce n'a
que mépris pour la belle-famille arrogante de son
frère, et qu'il voit son devoir plutôt du côté
du cimetière, il lui faudra choisir. L'alternative
ainsi présentée illustre le sort des gens
de couleur dans cette banlieue où certains jeunes
ne voyaient pas la nécessité d'étudier
car peu d'entre eux dépassaient vingt-et-un ans à
cause de la criminalité ambiante, mais où,
pour d'autres fonctionnait quand même l'ascenseur
social
Le réalisateur a vécu sa jeunesse à
Watts et connaît bien ces familles où la mère
aimante était gardienne de la morale, mais sortait
un revolver de sa cachette avant d'ouvrir à un inconnu.
À
partir de 14 ans.
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LAST
CHANCE FOR LOVE de Joël HOPKINS
Sortie le 4 mars. Durée : 1h33 |
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| Harvey
traverse une mauvaise passe, son job dans la pub risque de
lui échapper. C'est pourquoi, quand il se rend à
Londres pour le mariage de sa fille, il compte y rester peu
de temps et reprendre son avion sans tarder pour s'occuper
de ses affaires..
D'autant plus que sa fille veut se faire conduire à
l'autel, non par lui, mais par son beau-père, le brillant
Brian, nouveau compagnon de sa mère. A l'aéroport,
esseulé, déprimé, il trouve au bar une
jeune femme qu'il avait déjà croisée
brièvement. Elle aussi se sent seule et pas très
en forme. Mais pas question de céder aux avances de
Harvey. Pourtant, lorsqu'il lui raconte qu'il a déserté
le mariage de sa fille, elle insiste pour qu'il y retourne
et accepte même de l'accompagner. La présence
de Kate à ses côtés fait profiter Harvey
d'un accueil un peu plus chaleureux qoe la première
fois, et, surtout lui donne le courage, en un toast émouvant,
de revendiquer sa place de père et de reconquérir
l'amour de sa fille. Conquérir Kate sera une autre
affaire, car s'engager en amour sur le tard demande des garanties
pour ne pas risquer de souffrir d'un nouvel abandon.
Un film romantique sur les amours tardives avec deux gloires
de l'écran, Dustin Hoffman et Emma Thomson et un jeune
réalisateur qui n'en croyait pas ses yeux d'avoir de
telles vedettes à diriger.
À partir de 14 ans. |
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| WELCOME
de Philippe LIORET
Sortie le 11 mars. Durée : 1h50 |
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Bilal est un jeune Kurde qui veut aller en Angleterre retrouver
la fille qu'il aime et veut épouser. Mais, arrivé
à Calais, il rencontre les centaines de réfugiés
dans son cas qui restent exposés à la misère
et à l’exclusion, car l'accès de l'Angleterre
est interdit aux clandestins. On assiste aux tentatives de
Bilal avec des passeurs, notamment dans un camion où
il faut garder un sac en plastique sur la tête pour
échapper au contrôle de CO2. Tentative avortée.
Bilal fréquente alors la piscine municipale en demandant
au maître-nageur des cours de crawl. Celui-ci comprend
que Bilal cherche à gagner l'Angleterre à la
nage et se prend d'amitié pour le garçon qu'il
invite chez lui, s'exposant à des ennuis car il est
interdit d'aider des sans-papiers. Les associations humanitaires
de Calais connaissent et nourrissent ces centaines de migrants
obnubilés par leur espoir fou de passer en Angleterre,
alors que si peu réussissent. Ils nous font partager
leur compassion. Mais Bilal est un autre type de migrant:
c'est le preux chevalier qui brave tous les dangers pour l'amour
de sa belle et, du coup, son entreprise devient mythique.
Un très beau film généreux et spectaculaire.
À partir de 12 ans. |
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FAR
NORTH de Asif KAPADIA
Sortie le 10 mars. Durée : 1h29 |
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"Très loin au Nord, dans le cercle polaire, le
pays des nuits interminables, vivaient deux femmes" C'est
la première phrase de la nouvelle qui a inspiré
le film. Saiva, dès sa naissance, a été
déclarée maudite par un chaman et expulsée
de sa tribu Aussi habite-t-elle avec sa fille adoptive une
tente dans la solitude désolée du Grand Nord
où elles espèrent être en sécurité.
L'on voit Saiva tuer et dépecer ses proies sans faiblir
pour assurer leur subsistance. Jusqu'au jour où apparaît
dans leur vie un soldat déserteur de ceux qui ont massacré
la tribu de Saiva. L'arrivée de cet homme va déclencher
entre les deux femmes une certaine rivalité.
C'est une histoire étrange et mystérieuse dont
l'attrait réside surtout dans la splendeur de ces paysages
glacés noyés de brume, abandonnés de
toute vie et pourtant si beaux.
Adultes seuls. |
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LITTLE
NEW-YORK de James DEMONACO
Sortie le 25 mars. Durée : 1h45 |
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Trois personnages: un mafieux qui veut étendre son
pouvoir, un jeune ouvrier qui veut faire de son futur enfant
un génie et un vieil épicier sourd-muet qui
joue aux courses depuis des années sans jamais gagner.
Tous les trois avec le même objectif: l'argent.
Chacun d'eux est surprenant le vieux par la nature de son
travail pour la Mafia, le jeune par sa découverte d'un
système inédit et coûteux qui rend les
bébés intelligents, le mafieux par sa conversion
subite et spectaculaire à l'écologie. Dommage
que la fin soit un peu convenue, alors que l'originalité
des personnages titillait notre curiosité. Il faut
dire que ces trois-là sont citoyens de Staten Island,
un quartier de New-York situé sur une île en
face de Manhattan. Staten Island est, paraît-il, déconsidéré
parce qu'il fut et reste un repaire de la Mafia.
Little New-York se différencie des autres films de
mafiosi par des trouvailles bien venues et une désinvolture
souvent comique.
À partir de 14 ans. |
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LA
PREMIÈRE ÉTOILE de Lucien
JEAN-BAPTISTE
Sortie le 25 mars. Durée : 1h30 |
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Jean-Gabriel est un père de famille antillais qui fréquente
davantage les bars de Créteil que les lieux de travail.
Un jour de bonne humeur, il annonce à ses enfants qu'il
va les emmener au ski, alors qu'il n'a pas un sou vaillant.
Sa femme, exaspérée par ses promesses non tenues
menace de le quitter. Il va lui falloir faire des pieds et
des mains, trouver toutes sortes d'expédients farfelus
pour arriver à ses fins. Il emmène même
sa mère à la place de sa femme ! L'épopée
familiale connaît son lot de problèmes, panne,
chutes, obligation de se partager les skis faute d'argent
pour les locations et de triomphes, telle la première
étoile du petit Ludo et le succès de la jeune
Manon dans un concours de chansons. A l'heure où les
Antilles attirent l'attention sur un autre registre, l'auteur
en donne une image ultra-classique: la mère, chaleureuse,
autoritaire et patronne de la famille, l'homme glandeur, infantile
et irresponsable, et l'ensemble, toujours prêt à
rire et à chanter. Comme Lucien Jean-Baptiste est lui-même
Antillais, on ne saurait le lui reprocher, d'autant qu'il
a réussi une comédie populaire et sympathique.
À partir de 8 ans.
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LE
CHIHUAHUA DE BEVERLEY HILLS de Raja GOSNELL
(Disney)
Sortie le 25 mars. Durée : 1h32 |
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Un chihuahua est un petit chien avec de grandes oreilles et
des yeux globuleux. Chloë est une délicieuse chihuahua
de luxe avec les oreilles et le nez roses et des parures ridicules
que lui dispense sa riche maîtresse. Celle-ci partant
en voyage confie Chloë à sa nièce, une
tête-en-l'air qui fait une virée au Mexique où
elle perd Chloë. La pauvrette erre loin des fastes de
Beverley Hills et se trouve aux prises avec un organisateur
de combats de chiens qui veut l'opposer à l'horrible
Diablo, un gros chien noir et sanguinaire. Heureusement, Delgado,
le berger allemand l'aide à fuir et la protègera
lors de ses futures aventures jusqu'à lui faire réintégrer
ses pénates saine et sauve et retrouver le chien du
jardinier qui lui faisait la cour. Le petit reproche que l'on
peut faire au scénariste est d'avoir voulu corser l'intrigue
à la fin, en y introduisant trop de complications (les
enfants ont besoin d'histoires simples) et deux personnages
virtuels, le rat et l'iguane, inutiles au récit, alors
que les vrais chiens suffisent à nous enchanter.
Il faut admirer travail des dresseurs qui réussissent
à rendre les chiens expressifs jusque dans leur regard.
Un très joli film qui divertira aussi bien les parent
que leurs enfants
À partir de 4 ans.
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| Février
2009 |
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LA
VAGUE de
Dennis GANSEL
Sortie le 4 février 2009. Durée : 1h48. |
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Ces lycéens allemands en ont assez qu'on leur parle
du nazisme: c'est de l'histoire ancienne, ça ne peut
plus se passer aujourd'hui ! Leur professeur leur propose
alors une expérience dans leur classe sur "comment
s'installe l'autocratie et comment elle prospère".
Il commence par imposer une discipline stricte, agrémentée
de conseils hygiéniques: respirer à fond, se
tenir droit. Puis il donne corps à la communauté-classe
en leur donnant des responsabilités de groupe et en
leur désignant un ennemi commun: la classe d'en-dessous.
Vient alors l'uniforme, une chemise blanche pour tous. Et
quand Karo arrive en rouge, elle se fait huer.
Les élèves adhèrent tellement bien qu'ils
proposent eux-mêmes les ingrédients suivants:
le salut, le logo qu'ils vont taguer dans toute la ville,
puis ils se mettent à harceler les déviants.
Finalement, ils en redemandent et refusent que l'expérience
se termine comme prévu. Jusqu'au drame final, le professeur
ayant été débordé par sa démonstration
sur la naissance du fascisme.
Ce phénomène n'est pas exclusivement allemand,
un professeur américain ayant réellement instauré
une expérience assez semblable avec la même flambée
d'adhésion: ( lire "La Vague" de Todd Strasser,
traduit en français, 16,90 euros)
Un film coup de poing, dans le sens positif du terme, parce
qu'il fait réfléchir sur la fragilité
humaine devant l'endoctrinement et la manipulation. Remarquable!
À partir de 14 ans. |
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PUISQUE
NOUS SOMMES NES
de Jean-Pierre DURET et Andréa
SANTANA
Sortie le 4 février. Durée : 1h30. |
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| Ca
se passe au Nordeste, la région la plus déshéritée
du Brésil. Les réalisateurs, qui ont passé
six mois sur place, nous invitent à suivre l'existence
et les pensées de deux gamins de 13 et 14 ans, Nego
et Cocada. Tous deux hantent une énorme station-service
où transitent les camions, avant de reprendre le trafic
intense qui les conduira à Sao- Paulo. Cocada veut
devenir chauffeur routier, comme son protecteur. Il dort dans
une cabine de camion car son père a été
assassiné et sa mère ne veut plus de lui
Nego, lui, a neuf frères et soeurs et rêve de
partir pour gagner de l'argent. Mais il a une mère
qui l'aime et voudrait qu'il aille à l'école.
Cette mère-courage reste désarçonnée
quand sa fille lui pose une question sur les hommes: elle
qui a eu neuf maris, sait-elle ce qu'est l'amour ? Quant aux
gamins, leurs propos sur leur vie future est d'une étonnante
authenticité. Même s'ils travaillent dur dès
maintenant pour des gains dérisoires,, ils refusent
le vol et la mendicité. Ils inventent un scénario
pour se faire donner gentiment un vrai travail, car pour eux,
le travail reste la vertu cardinale.
Leur énergie dans l'espoir d'une vie meilleure sauve
le film du désespoir.
À partir de 14 ans.
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| PICNIC
de Adrian SITARU
Sortie le 4 février. Durée
: 1h24.
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| Il
paraît Mihail et Mina vont à la campagne un dimanche
pour y pic-niquer. C'est elle qui conduit car son amant n'a
pas le permis. Mais il ne cesse de la harceler sur sa façon
de conduire. A force de tension et de chamailleries, elle
renverse une jeune femme sur une route isolée. Faut-il
la conduire à l'hôpital ou faire comme si de
rien n'était? Finalement, ils couchent la femme inanimée
dans leur voiture, et, arrivés dans la forêt
où ils l'ont débarquée, elle se réveille
toute guillerette et se présente, Ana, puis demande
à les accompagner à leur pique-nique. Babillant
ingénuement, elle jette le trouble entre les deux amants:
a-t-elle été accidentée ou non? Veut-elle
séduire Mihai, qui pêche consciencieusement,
et le souffler à Mina ou est-ce celle-ci qu'elle convoite?
Et que vient faire cet homme rencontré par hasard au
bord de la rivière et qu'elle dit connaître depuis
longtemps ? Quel rôle joue donc cette fille bizarre,
manipulatrice et perverse ? Le réalisateur ne donne
aucune explication, mais l'on peut supposer qu'Ana sert de
catalyseur entre les deux autres, pour les pousser à
des relations plus sereines et plus sincères. Quoique
énigmatique, ce film étrange est plaisant par
son atmosphère bucolique et la licence d'interprétation
qu'il laisse au spectateur.
À partir de 15 ans. |
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EDEN
A L'OUEST de COSTA-GAVRAS
Sortie le 11 février. Durée : 1h50. |
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| Elias
est un clandestin qui essaie de rejoindre l'Europe de l'ouest
sur un "Boat-People". L'arrivée se révélant
hasardeuse, il se jette à la mer pour éviter
le pire. Il débarque sur la plage d'un club ultra chic
où on le prend pour un membre du personnel et où
une blonde cliente lui prodigue ses faveurs. Mais la chance
tourne et Elias doit affronter des aventures semées
de policiers inquiétants avant d'arriver à Paris
où un magicien de rencontre lui a donné rendez-vous.
Beaucoup de gens ont cherché à l'aider, d'autres
à l'escroquer ou à l'exploiter. Costa-Gavras
compare l'épopée d'Elias avec celle d'Ulysse.
Pourtant Ulysse avait quitté Ithaque, dont il était
roi, pour aller à la guerre et non chassé par
la misére ou les persécutions. La comparaison
vaut pour le personnage: comme Ulysse, Elias est beau, intelligent,
débrouillard, adaptable à toutes les situations.
Il cherche à apprendre la langue du pays qu'il convoite,
il pourra s'intégrer sans problèmes. Comme Ulysse
aussi, il affronte des situations inattendues mystérieuses,
indéchiffrables que seule son astuce peut décrypter
et résoudre. Comparé à l'Odyssée,
le périple d'Elias est magnifié. Il devient
une errance plutôt qu'une fuite. Mais si l'Eden de l'Ouest
n'est, pour l'immigrant actuel qu'un rêve de beauté
et de vie facile, il risque de le décevoir, comme pour
ce compatriote d'Elias qui a expérimenté l'exclusion
sans espoir des sans-papiers et préfère rentrer
au pays.
Costa-Gavras nous avait habitués à des films
plus austères, celui-ci n'est pas dénué
d'humour et nous séduit par sa diversité, son
invention et, comme toujours, par sa remarquable réalisation
.Un film magnifique.
À partir de 12 ans
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LA
PETITE FILLE DE LA TERRE NOIRE de JEON
SOO-IL
Sortie le 11 février. Durée : 1h29. |
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| Cette
fillette Young-lim, vit avec son père et son grand
frère attardé mental dans un pauvre village
coréen. Elle soigne et surveille son frère ,
qui s'enfuit parfois de la maison pour faire des bêtises,
comme une petite maman . Le père travaille à
la mine de charbon, mais, atteint d'une maladie professionnelle,
il perd son emploi. Sa fille l'aime et cherche à l'aider,
mais il sombre dans l'alcoolisme et devient une loque. Young-lim,
toujours décidée, va donc régler les
problèmes familiaux à son idée. Naturellement,
on ne peut rester insensible aux aspects documentaires du
film, la vieille mine, l'absence de protection sanitaire et
sociale des mineurs, les maisons délabrées etc...
Il y a encore beaucoup à faire en Corée. Mais
le plus intéressant est ce portrait d'enfant "parentalisé"
qui existe parfois dans les familles où les parents
sont défaillants: ceux-ci se sentent tellement responsables
de toute la famille qu'ils en oublient leur statut d'enfant
et l'insouciance qui devrait l'accompagner.
Un beau film tragique éclairé par uun visage
d'enfant.
À partir de 14 ans.
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LE
CODE A CHANGE de Danèle THOMSON
Sortie le 18 février. Durée
: 1h40. |
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| Ils
se retrouvent tous les 21 juin, fête de la musique,
pour dîner ensemble. Certains sont avocats, médecins,
et se confient mutuellement leurs maladies et leurs divorces.
Le dîner lui-même scintille de traits d'esprit,
de plaisanteries osées, de fausses confidences, de
révélations inattendues. on est gais, car on
est aussi en représentation. On garde par-devers soi,
ses chagrins, ses aversions, ses rancunes, ses doutes, ses
désirs inavoués. Aller bien est entre eux une
forme de politesse et même uune injonction sociale.
Mais, grâce au film, le spectateur, lui, connaît
le revers des médailles. Privilège exquis! De
21 juin en 21 juin, les choses changent, à l'intérieur
du groupe, des couples se dé-composent et se re-composent.
On a l'impression d'un jeu un peu pervers et de peu de gravité
entre ces amis qui se connaissent si bien et n'ont pas conscience
des dégâts qu'ils commettent. Pourtant, Danièle
Thomson aime que la morale soit sauve, que la fidélité
perdure, que les unions se cimentent, même si elles
paraissent improbables, comme celle de la jolie Juliette avec
son loup de mer décati, et que la grossesse raccommode
les couples Son objectif, dit-elle, est de tenir le spectateur
entre un éclat de rire et une émotion. Objectif
atteint, on a l'impression d'appartenir à ce groupe,
d'être avec eux sur l'écran, ce sont nos amis
proches ,On les reverra le prochain 21 juin.
C'est un film brillantissime, au scénario travaillé,
à la réalisation parfaite, l' un de ceux qu'il
ne faut pas manquer si on veut garder le moral. Avec une "pléiade
de vedettes"!
À partir de 15 ans.
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| AU
DIABLE STALINE, VIVE LES MARIES de Horatiuu
MALAELE
Sortie le 18 février. Durée : 1h27. |
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En 1953, les Russes ont rasé un village roumain pour
y construire une usine. Une équipe de cinéastes
reconstitue l'histoire. Dans ce village isolé, un groupe
de vieux ivrognes passent leurs journées à emplir
le bar de leurs rigolades en se lançant des vannes.
Ils apprennent un jour que Ana et Iancu, les enfants de deux
des leurs ont décidé de se marier. Tout le village
se met à préparer une fête à tout
casser. Mais alors que les tables sont dressées dans
la cour et que le cortège de la noce revient de l'église,
un officier russe vient annoncer la mort de Staline et l'interdiction
immédiate de toute festivité. Plutôt que
d'obéir, les villageois malins rentrent tout dans la
maison et décident de faire la fête silencieusement.
Les braillards s'astreignent à manger et boire en silence,
on applaudit en silence les mariés qui dansent en silence.
L'histoire finira tragiquement, mais auparavant le spectateur
aura partagé la bonne humeur iinaltéable de
ces paysans et admiré leur trouvaille énorme
de résistance passive à l'occupant.
Un film à la Kusturika, déchaîné
et truculent.
À partir de 15 ans. |
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HERBE
de Matthieu LEVAIN et Olivier PORTE
Sortie le 18 février. Durée : 1h16. |
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Au début de ce documentaire, un paysan breton cueille
des herbes dans sa prairie et nous désigne celles qui
sont à supprimer car les vaches ne les mangent pas.
Nous sommes au coeur du problème posé par le
film. Car cet éleveur et d'autres autonomes ont choisi
de nourrir leurs vaches uniquement avec l'herbe de leurs prairies
alors que les partisans du productivisme y ajoutent du maïs,
cultivé, donc consommateur d'énergie et du soja
importé du Brésil. Il faut naturellement aux
herbagers une gestion intelligente et rationnelle de la prairie,
mais il existe des formations dispensées par leurs
groupements. Et ces éleveurs ont moins de travail et
les mêmes rendements financiers que les autres. Alors
pourquoi perpétuer l'ancien système? Parce que
les subventions vont à ceux qui coûtent plus
cher à la collectivité et polluent davantage.
On a donc à faire à une politique absurde parce
qu'il y a des lobbies à ménager.
Un film extrêmement intéressant, aussi bien pour
les consommateurs que pour les producteurs 14 ans (film à
projeter dans les lycées agricoles).
À partir de 15 ans.
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NOISE
de Henry BEAN
Sortie le 25 février. Durée : 1h30. |
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David Owen est exaspéré par le bruit qui règne
à New-York: moteurs, claksons, avertisseurs de recul,
et, par-dessus tout ces alarmes de voitures qui se déclenchent
sans raison et n'en finissent pas de hurler. A force de souffrir
du bruit, David passe à l'action: il casse une vitre
pour débrancher l'engin, ce qui est un délit
.La première fois qu'il comparaît, le juge se
montre clément. Mais lorsqu'il récidive, il
va en prison. Il a pris le nom populaire de "Rectificateur"
et commence à faire des adeptes. Pourtant, il risque
de perdre sa famille car sa femme n'accepte pas sa mise hors
la loi. Les arguments de David sont forts: "On m'accuse
d'agression contre la propriété privée
qu'est une voiture, mais les bruits qui s'en dégagent
sont une agression contre le sommeil, la tranquillité,
la concentration de milliers de citoyens désarmés."
Bref, ce "Rectificateur" est un chevalier blanc
qui, luttant pour notre sérénité, ose
les actes répréhensibles dont tout le monde
a tellement envie, mais que l'on n'ose pas par peur des représailles.
C'est un film roboratif, qui nous fait prendre conscience
de notre passivité devant une plaie de notre temps
contre laquelle on a si peu de remèdes..
À partir de 15 ans.
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MISS
PETTIGREW de Bharat NALLURI
Sortie le 25 février. Durée
: 1h32. |
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Londres en 1939. Miss Pettigrew vient de perdre sa place de
gouvernante. Elle est à la rue et mange à la
soupe populaire. Elle utilise alors un subterfuge pour pénétrer
chez une actrice et se faire embaucher. Sa nouvelle patronne
est une ravissante fofolle, tellement courtisée qu'elle
dit oui à tous les hommes dont elle ne sait plus comment
se dépétrer. Miss pettigrew prend alors les
choses en mains, apprend à Delysia à dire non
et à découvrir qui l'aime vraiment, et la sauve
du ridicule et de l'erreur. Délisia, reconnaissante
l'entraîne dans son monde de luxe et d'insouciance malgré
la guerre qui est proche et la gouvernante aussi trouvera
l'amour et le bonheur. C'est une comédie légère,
légère, tellement bien transposée qu'on
la croirait tournée au siècle dernier.
À partir de 12 ans. |
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CYPRIEN
de David CHARHON
Sortie le 25 février. Durée : 1h38. |
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Cyprien, c'est Elie Semoun, le loser, le bigleux, l'as de
l'informatique et des jeux vidéo, que tout le monde
aime bien et dont on se moque gentiment. Ill travaille à
la rédaction d'un magazine de mode très branché.
A cause d'une machination ourdie traîtreusement par
le fils de la patronne (Laurent Stoker, qui joue merveilleusement
les têtes à claques), Cyprien perd son emploi.
Grâce à son spray magique il se transforme alors
en un play-boy irrésistible et revient incognito briguer
son emploi resté vacant. Embauché illico, il
devient le chouchou de toute la rédaction et gagne
le coeur de celle qu'il aimait en silence. On ne rit pas à
gorge déployée, mais c'est une agréable
comédie.
À partir de 12 ans. |
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