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de la revue
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Films
présentés par
Monique L'Hôte
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Cette
rubrique présente des films pour adultes seuls ou à voir en
famille comme divertissement ou pour amorcer un dialogue familial.
Pour aider les parents, nous indiquons l'âge minimum à
partir duquel un film peut être conseillé ou permis aux enfants.
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| Mars
2010 |
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THELMA
ET LOUISE... ET CHANTAL de
Benoit PETRE
Sortie le 03 mars. Durée : 1h30. |
Synopsis
Thelma et Louise, c'étaient les deux copines
en ballade dans le film de Ridley Scott. Les nôtres
s'appellent Gabrielle, Nelly et Chantal, frisent la
cinquantainee bien entamée et racontent aussi
un road-movie..
Elles se rendent au mariage d'un ex à La Rochelle,
mais sans enthousiasme: " Être invitée
au énième mariage de mon ex-mari, ça
m'emmerde" dit Gabrielle..
Au moment de partir, Chantal veut emmener Jean-Claude.
C'est son chien décédé qu'elle
veut enterrer pieusement dns la forêt.
Au fur et à mesure du voyage et des péripéties,
elles abordent des sujets plus intimes, par exemple,
leurs déceptions causées par les hommes.
Elles font pourtant de timides essais pour séduire
ceux qui leur tombent sous la main, mais sans grand
succès..
Le mariage lui-même de l'ex frise le ridicule
ce qui rend possibles leurs petites vengeances. de
femmes délaissées..
Mais, à tout prendre, leur solitude n'est pas
si triste, elle devient même enviable: la cinquantaine
les dispensant de se fatiguer à séduire
et de supporter les humeurs des hommes et leurs trahisons.
Elles s'aperçoiventqu'elles peuvent parfaitement
se passer d'eux pour vivre un automne apaisé
dans l'amitié entre femmes....
À
partir de 15 ans
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CRAZY
HEART de Scott COOPER
Sortie le 3 mars. Durée : 1h 51
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Synopsis
Bad Blake fut un grand chanteur de musique country,
acclamé dans tout le sud des Etats-Unis. Mais
il est fatigué, et n'a plus le feu sacré.
Ses tournées, quand il a du travail le conduisent
dans des lieux improbables, booling ou motels de seconde
zone, ce qui nous promène dans le sud profond
où tout le monde est fan de country.
Jusqu'à sa rencontre avec une jeune journaliste
qui l'accueille chez elle et lui fait connaître
son petit garçon.
Bad s'épanouit au contact de cette vie de famille,
mais il a du mal à se défaire d de son
vice, l'alcool.
Son amie Jean sera quand-même à l'origine
de sa rédemption.
Critique
Une
histoire simple et attachante, pénétrée
par une musique country, pleine de charme et de mélancolie.
Le film a remporté deux "Golden Globes
pour la prestation de Jeff Bridges et pour la musique.
À partir de 12
ans
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| NINE
de Bob MARSHALL
Sortie
le 3 mars. Durée : 1h 58 |
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Synopsis
Guido
Contini , grand réalisateur, porté aux
nues par la critique et le public, traverse une mauvaise
passe.Il a convoqué une conférence de
presse pour parler de son prochain film, mais il est
en panne d'idées et n'a pas écrit un
mot du scénario. Avec les journalistes il s'en
tirera par des pirouettes, mais avec son producteur
impossible de bluffer.
Guido aime les femmes, il en est entouré et
le spectateur assiste à ses rêveries
où évoluent de somptueuses danseuses
de revue, vêtues ou dévêtues de
plumes et de paillettes. Dans sa dépression
peu de réconfort est à attendre de sa
sulfureuse maîtresse, ni de la star de son film,
ni de la ravissante journaliste qui restent toutes
dans le registre de la séduction.
L'évocation de son enfance sur une plage italienne
et de sa mère, l'amour désabusé
de sa femme, la compréhension de sa costumière
l'aideront-ils à sortir de son marasme?
Mais qui a donc réalisé un film célèbre
sur une histoire semblable?
Fellini bien sûr !
Bob Marshall n'a pas copié Fellini, car il
a transposé à son propre film le faste
et le glamour de sa comédie musicala jouée
durant des années à Broadway.
Mais de très nombreuses allusions rendent hommage
à Fellini, en particulier la chanson sur le
"Cinema Italiano et la séquence des enfants
sur la plage.
Après tout, "Nine" est ce qui vient
tout de suite après "Huit et demi"!.
Nous sommes sensibles à cet hommage délicat
du grand réalisateur américain à
l'un de nos plus grands réalisateurs européens.
Un film magnifique!
À
partir de 13 ans
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| FLEUR
DU DESERT de Sherry HORMANN
Sortie le 10 mars. Durée :2h04. |
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Synopsis
L'histoire authentique de Waris Dirie, petite nomade
somalienne gardeuse de chèvres, devenue Top-Model
à Londres et à New-York.
A trois ans, Waris est excisée, parce que c'est
la coutume dans son clan et nécessaire pour
trouver un mari. A treize ans, ses parents veulent
la marier à un homme âgé.
Waris s'enfuit alors, pieds nus dans le désert
et arrive à Mogadiscio, puis à Londres
où peu après son arrivée, elle
se retrouve à la rue sans connaître un
mot d'anglais.
Aidée par une jeune vendeuse, elle trouve un
travail dans un fast-food où un photographe
de mode la remarque.
Après beaucoup de tribulations, elle devient
mannequin et connaît la grande vie.
Mais de son excision, elle garde un souvenir amer
et milite, à l'ONU et ailleurs pour délivrer
les femmes africaines de cette mutilation.
Un portrait de femme volontaire, généreuse,
décidée à se servir de son expérience
horrible pour éradiquer la coutume barbare
de la mutilation des femmes.
Le destin de Waris est tellement prodigieux que l'on
ne peut qu'adhérer à son
histoire, aux aspects glamour de sa réussite
et généreux de son combat.
Et en plus, elle est belle!
A
partir de 12 ans
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| ACHILLE
ET LA TORTUE de Takeshi
KITANO
Sortie le 10 mars. Durée
: 2h00. |
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Synopsis
Takeshi
nous revient avec une comédie saugrenue sur
l'art et les artistes. en passant par un paradoxe
de Zénon d'Elée.
Le petit Machisu, fils d'un collectionneur d'art,
dessine sans arrêt et tout le monde admire ses
dessins.
Adulte, il continue à dessiner et peindre,
car il se veut artiste, mais plus personne ne s'extasie
devant ses oeuvres. Phénomène bien connu:
les dessins des petit enfants sont déclarés
géniaux et tapissent les murs de l'école
maternelle, mais plus tard? combien de ces enfants
vont-ils continuer à susciter l'admiration?
Machisu ne se tient pas pour battu. Avec l'aide de
sa femme, il va tout tenter: suivre les conseils du
directeur de sa galerie d'art, adopter les procédés
à la mode du moment, par exemple projeter des
seaux de peinture sur une toile blanche à l'aide
d'une bicyclette, incorporer à ses tableaux
des bouts de n'importe quoi ou se mettre dans un état
second pour devenir plus créatif.
Tel Achille, qui ne peut rattraper la tortue, parce
qu'une formule mathématique s'est mise en travers
de sa course Machisu ne peut atteindre le succès
qu'à la toute dernière minute, malgré
ses efforts.
Mine de rien, Takeshi nous propose une méditation
sur l'art. L'artiste doit-il se contenter de la joie
de créer ou lui faut-il le succès à
tout prix?
Et, qu'est-ce que l'art? qui décide qu'un tableau
est beau ou qu'un film est réussi?
Le créateur est sans cesse exposé aux
jugements du public ... et des critiques patentés,
mais c'est finalement le public qui décide
si Achille mérite de rattraper la tortue! Une
comédie jouissive du plus doué des réalisateurs
japonais.
À partir de 12
ans.
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PIECE
MONTEE de Denys GRANIER-DEFERRE
Sortie
le 10 mars. Durée : 1h33. |
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Synopsis
Un
mariage est un événement qui donne à
un réalisateur l'occasion de tourner un film
choral, avec beaucoup de personnages dont certains
se connaissent trop bien, d'autres font connaissance,
car ils devront se fréquenter, d'autres encore
se retrouvent après de longues années.
Le réalisateur nous a épargné
le coup classique: le marié terrorisé
par l'engagement qui s'enfuit au dernier moment.
Non, ces deux-là s'aiment, veulent s'unir aux
yeux de tous en acceptant les rites du mariage bourgeois
pour faire plaisir à leurs parents: par exemple,
la tenue de la cérémonie à la
campagne. Le curé, un vieux bourru trouvera
d'ailleurs bizarre qu'ils aient choisi sa modeste
église pour un mariage aussi fastueux..
Pour les invités, assister à un mariage
n'est pas sans conséquences: les couples déjà
mariés revigorent leur attachement ou au contraire
font le bilan de leur ratage.
Des jeunes gens se rencontrent et constatent qu'ils
se plaisent bien, les vieux égrènent
des souvenirs sentimentaux et profitent du mélange
des générations.
Les mariés, Bérangère et Vincent,
connaîtront leur première épreuve
et en apprendront de belles sur les secrets de la
tribu.
Critique
C'est le genre de film français où l'on
se sent faire partie de la famille, être partie
prenante des différents événement,
être l'un des leurs.
Quel plus beau compliment faire à un film?
À
partir de 12 ans.
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| GOOD
HEART de Dagur K'ARI
Sortie
le 17 mars. Durée : 2h35 |
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Synopsis
Lucas,
jeune garçon dépressif et Jack, vieux
patron de bar ronchon et cardiaque occupent une même
chambre du même hôpital.
Ils se lient d'amitié et, à leur sortie
d'hôpital, Jack emmène Lucas chez lui et
lui enseigne les secrets et les codes d'un bon patron
de bar new-yorkais.
Mais ils se heurtent souvent , car Lucas a bon "coeur"
et ferait volontiers crédit, alors que Jack est
dur et sans "coeur".
Lorsque survient une fille toute mouillée qui
ne sait où passer la nuit, Lucas est tout prêt
à l'accueillir, mais subit la colère de
Jack:
: le bar est fait pour les hommes, les femmes ont les
salons de thé! April est éjectée,
mais voilà que Jack, en proie à une nouvelle
crise cardiaque, il a besoin d'une transplantation.
La nature et le scénariste feront bien les choses,
car Jack le râleur héritera d'un "bon"
coeur" et acceptera l'aide d'April pour développeer
son bar, mais à quel prix!
Critique
Une histoire simple rendue attachante par son originalité
et dss trouvailles bienvenues.
A partir de 13 ans
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| Février
2010 |
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LEBANON
de Samuel MAOZ
Sortie le 3 février. Durée : 1h34 |
Synopsis
En 1982, Israël a envahi le sud Liban. Le réalisateur
avait 20 ans, il était artilleur dans un tank
et a participé à cette guerre improvisée
et inutile. Il lui a fallu vingt autres années
pour exorciser son traumatisme et raconter sa guerre.
Nous assistons donc à la vie de ces jeunes soldats
dans l'espace confiné qu'est un tank. L'officier
est aussi jeune que les autres et ses ordres sont contestés.
Un autre officier arrive du ciel par la tourelle et
donne d'autres ordres.
Les petits soldats ne savent pas ce que l'on attend
d'eux, ni qui sont les ennemis, et encore moins le but
de cette guerre et Shmulik le tireur ne peut se résoudre
à appuyer sur le bouton pour expédier
ses bombes.
Le tank est un lieu clos puant, humide, envahi par le
tintamarre et la peur, et générateur de
claustrophobie Lorsqu'il affronte les civils, ça
devient insoutenable.
C'est cette épreuve terrible que le réalisateur
a endurée avec cette auto-accusation "ils
ont fait de moi un tueur".
Critique
Un film fort, un film coup de poing qui prend place
dans la croisade qu'ont menée certains médias
pour décrire la guerre au quotidien par ceux
qui la font par exemple les poilus dans les tranchées
en 14-18.
Depuis, la guerre s'est modernisée, mais "Lebanon"
démontre qu'elle est toujours aussi sale et
aussi barbare.
A partir de 14 ans
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C'EST
ICI QUE JE VIS de
Marc RECHA
Sortie le 10 février. Durée : 1h30.
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Synopsis
Si le titre espagnol "Petit Indi" est ainsi
traduit, c'est que le réalisateur a voulu mettre
l'accent sur ce lieu où vit Anau et sa famille,
une banlieue de Barcelone qui ressemble à la
campagne.
Le jeune Anau élève des oiseaux pour les
faire participer à des concours de chant. Et
à l'instar de son oncle Ramon, il s'intéresse
aussi aux courses de lévriers.
Vallbona, cette banlieue qui a séduit le réalisateur,
entre l'écriture du scénario et le tournage
du film s'est beaucoup construite et modernisée,
ce qui a obligé l'équipe à reconstituer
certains lieux, notamment le cynodrome. Mais l'on voit
toujours évoluer Anau entre sa rivière
et sa forêt.
Critique
C'est un film insolite et charmant:
la banlieue d'une grande ville si proche de la nature,
les concours de chants d'oiseaux et cet adolescent
qui aime tant les animaux qu'il en a oublié
que certains sont des prédateurs.
Un très joli film à voir
en famille, même si la fin risque de chagriner
les plus jeunes
À partir de 10
ans
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| I
LOVE YOU PHILIP MORRIS
de John REQUA et Glenn FICARRA
Sortie le 10 février. Durée : 1h36. |
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Synopsis
Steven Russell est un drôle de type: flic, il
quitte bientôt la police pour se livrer à
quelques arnaques plus juteuses.
Bon mari et bon père, il s'aperçoit un
jour qu'il est gay et quitte sa famille pour mener sa
vie selon son penchant.
Ses turpitudes le conduisent en prison où il
rencontre Philip Morris dont il tombe éperdument
amoureux.De ce jour, tous ses efforts illicites auront
pour but d'aider Philip et de vivre à ses côtés.
Le ressort comique du film tient au culot monstre qui
pousse Steve à se faire passer pour ce qu'il
n'est pas.Pour s'évader de prison, en faire sortir
Philip, gagner beaucoup d'argent pour offrir à
son amant une existence de rêve, il ne recule
devant aucune énormité.
Critique
On apprend ainsi qu'aux Etats-Unis, on peut se prétendre
avocat ou directeur financier sans posséder
le moindre diplôme et ridiculiser ainsi toute
la police du Texas.
Mais les meilleures choses ont une fin et le valeureux
escroc purge actuellement une peine de vingt-trois
ans de prison. Car cette histoire est vraie!
Steven Russell "génie de l'évasion
rattrapé par son romantisme" a connu un
destin tragique, mais, malgré quelques images
très crues, les réalisateurs en ont
fait une bonne comédie où l'on rit souvent.
À partir de 15
ans.
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| LA
HORDE de
Yannick DAHAN et Benjamin ROCHER
Sortie le 10 février. Durée : 1h42. |
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Synopsis
Un groupe de policiers veut venger la mort d'un des
leurs, assassiné par de jeunes voyous. Ils
vont attaquer les malfrats dans une tour HLM de la
banlieue.
Mais au plus fort des combats, ils sont cernés
par des zombies et doivent s'allier avec leurs ennemis
pour faire face à cette nouvelle attaque.
Ca cogne et ça tire dans tous les coins à
un rythme effréné.
Une petite touche de comédie, avec l'apparition
d'un vieil habitant plein de sagesse fait penser qu'il
y a peut-être un truc et que l'histoire ne serait
pas aussi sombre qu'il y paraît. La
bonne idée, c'est la tour HLM qui, avec sa
façade rébarbative, ses recoins d'ombre
et ses pannes d'ascenseur peut offrir un décor
de mystère et de menace idéal pour un
thriller.
Critique
Mais le film est hyper violent avec tous les murs
éclaboussés de sang et l'on a beaucoup
de mal à le prendre au second degrès.
Adultes
seuls
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| TAMA
GO TCHI
de Joji SHIMURA
Sortie le 17 février. Durée
: 1h29. |
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Synopsis
Les amis de la planète TAMAGOTCHI reçoivent
la visite d'une bibliothèque volante dont les
livres renferment des histoires pleines d'imprévus.
Les enfants entrent dans les livres et vivent les histoires
qu'ils contiennent .Louable intention pédagogique
pour persuader les petits qu'un livre est un objet magique
renfermant des merveilles, donc à respecter et
à regarder attentivement avant de savoir le lire.
Les personnages sont mignons et font penser au "dessin
du bonhomme" que les psychologues demandent aux
jeunes enfants d'effectuer pour tester leur maturité:
de grosses têtes et de petits bras et petites
jambes.
Critique
Les aventures des personnages sont exemptes de peurs,
très bien!
Le seul bémol réside dans une erreur
de traduction: un des personnages veut "faire
le bonheur de tout le monde" mais à trois
ans on ne sait pas ce qu'est le bonheur, ,concept
abstrait on sait seulement si l'on est "content"
ou pas. les parents devront expliquer!
À partir de 3
ans.
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LA
PIVELLINA de
Tizza COVI et Rainer FRIMMEL
Sortie le 17 février. Durée : 1h40 |
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Synopsis
Patti aux cheveux rouges habite une caravane aux limites
de la ville. Elle et son mari sont artistes de cirque
et, comme en hiver ils ne travaillent pas, ils restent
parqués là.
Un jour, Patti trouve une toute petite fille qui semble
abandonnée. Elle la prend dans ses bras, la ramène
à la caravane, la nourrit et la rassure malgré
son mari qui prévoit des complications administratives
s'ils gardent la fillette.
Mais Asia a renoncé à attendre sa maman
et s'endort confiante dans les bras de Patti. Même
Tairo, un gamin à moitié abandonné
lui aussi s'attache à la petite Asia.
Or, une lettre à Patti lui annonce que la maman
va venir récupérer Asia
Laissons les spectateurs imaginer ce qui va advenir...
Critique
Les réalisateurs disent bien que l'on ne peut
pas faire "jouer" un enfant de deux ans.
Mais on reste confondu par la spontanéité
et le naturel de ce merveilleux bébé..
Et comme les autres ont pu, eux aussi improviser leurs
dialogues, le film de fiction de ces documentaristes
respire une authenticité rare.
Un film délicieux et ...tellement italien!
A
partir de 14 ans
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| HARRAGAS
de Merzak Allouache
Sortie
le 24 février.Durée : 1h35.
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Synopsis
Haragas raconte l'odyssée d'un groupe de jeunes
Algériens, des "brûleurs" cherchant
à émigrer en Espagne, chassés d'Algérie
par la misère et l'ennui.
L'un de leurs amis passeur leur procure une barque et
leur donne rendez-vous dans une crique. L'un d'eux s'est
procuré un GPS et... en route, malgré
les conflits qui éclatent dès avant le
départ et la présence d'un homme armé
qui prétend faire la loi.
Ce voyage aléatoire comportera bien des avatars
prévisibles, car on reste stupéfié
par ''impréparation de cette aventure. Par exemple,
personne n'a pensé à vérifier si
la barque contenait gilets de sauvetage et rames, indispensables
en cas de panne du moteur et tout à l'avenant.
Critique
Dans "Eden à l'ouest" ou "Welcome",
autres histoires de migrants, les candidats étaient
fortement motivés, informés sur le pays
convoité et les pièges à éviter,
prêts et entraînés. Ici, rien de
tout cela, à part le courage, mais le courage
de l'inconscience et du désespoir, presque
une forme de suicide.
Il est peu probable qu'une fuite de
ce genre apporte aux migrants le bonheur rêvé.
A partir de 14 ans
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| Janvier
2010 |
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GIGANTIC de
Matt ASELTON
Sortie le 6 janvier. Durée : 1h37 |
Synopsis
Ce grand gaillard de Brian n'a pas de chance: il est
poursuivi par un clochard qui veut le bastonner sans
aucune raison. A part ça, c'est un charmant
jeune homme, célibataire, vendeur de lits,
qui n'a qu'une idée en tête: adopter
un bébé chinois.
Quand ses amis viennent le voir, ils s'allongent sur
les lits et parfois s'y endorment. C'est le cas de
Harriet dont il tombe amoureux, bien que son père
soit un sacré morceau à convaincre.
Critique
On le voit, Matt Aselton cultive le bizarre,
l'inopiné, l'inexpliqué et a fait ses
maîtres des surréalistes Bunuel, David
Lynch et Godard. Il n'a que faire du passé
et de l'avenir de ses personnages, en particulier
de ce bébé qui finit par arriver, adorable
et fêté par les deux familles, mais dont
l'avenir est rien moins qu'incertain.
Qu'importe, il nous faut entrer dans la perspective
désinvolte de l'auteur pour savourer sa comédie
déjantée sans arrières-pensées.
A partir de
14 ans
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LES
BARONS de Nabil BEN YADIR
Sortie
le 20 janvier. Durée : 1h50 |
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Synopsis
Ils se sont eux-mêmes intitulés "les
barons", quatre copains d'un quartier populaire
de Bruxelles qui se font une gloire d'être des
glandeurs. Ils passent beaucoup de temps au lit, se
racontent des blagues qui ne font rire qu'eux, ont
acheté à huit une BMW qui ne quitte
guère le quartier.
Le réalisateur explique dans une interview
que, d'ordinaire, les films sur ce que l'on appelle
pudiquement "les quartiers" mettent l'accent
sur la délinquance, la drogue, la violence.
Lui a voulu faire une comédie, utilisant une
observation fine de ses congénères de
culture maghrébine.
Les barons, décrétant que l'on vit dans
un système basé sur le rendement, ne
veulent pas en être: ils se considèrent
au-dessus de ces méprisables objectifs dont
la glande les préserve. Ce faisant, ils sont
improductifs et ne s'amusent pas plus que çà.
Leur quartier qu'ils ne quittent guère, est
leur territoire, à la fois rassurant et enfermant.
Malika, elle, a intégré le système
en faisant des études et en devenant journaliste.
Pour cela, elle est un peu brocardée mais surtout
jalousée. Elle est surtout convoitée
par Hassan qui, lui aussi va s'intégrer au
système en devenant chauffeur d'autobus, en
attendant de pouvoir monter sur les planches. C'est
aussi Malika qui essaiera d'extirper chez son frère
les préjugés de sa culture arabe désuète
et rejoindra Hassan dans sa quête de libération.
Critique
Suivons les barons dans leur intégration
en sachant que, si leurs vannes ne font pas rire,
c'est intentionnel! Un film pas tout à fait
réussi mais juste dans sa description de ce
petit monde et divertissant…
À partir de 14
ans.
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MOTHER
de Bong JOON-HO
Sortie le 27 janvier. Durée : 2h09 |
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Synopsis
Voilà une mère dévouée
corps et âme à son fils, débile
mental.
Do-Joo est souvent en butte aux moqueries et même
aux méchancetés du voisinage. Il a été
mis au défi par un copain de coucher avec une
fille, ce qui le plonge dans l'anxiété.
Il peut même être violent pour prouver
sa virilité, mais au moindre problème,
il fait appel à maman qui accourt. Une lycéenne
est retrouvée assassinée dans le village
et les soupçons se portent sur Do-Joon car
certains indices montrent qu'il était sur le
lieu du crime ce soir-là. Il est incarcéré,
mais sa mère va reprendre l'enquête pas
à pas et minutieusement pour trouver des preuves
de l'innocence de son fils. Cette mère est
admirable, mais pas exemplaire.
Car ce garçon aurait dû être éduqué
pour se faire sa place dans un monde hostile plutôt
que d'être objet de vénération
pour sa mère.
Critique
Pourtant, devant cet amour absolu et
débordant, cet acharnement à vouloir
sauver son enfant, on ne peut que la trouver sublime,
d'autant plus que l'actrice coréenne est excellente.
Un grand film d'amour.
À
partir de 14 ans.
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| CHAQUE
JOUR EST UNE FÊTE
de Dina EL-HORR
Sortie le 27 janvier. Durée : 1h22 |
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Synopsis
La Fête dont parle le titre n'est
vraiment pas le lot de ces femmes qui prennent l'autobus
à Beyrouth, pour se rendre à la prison
des hommes, à trois heures de route de là.
Trois d'entre elles nous seront plus familières,
notamment la jeune mariée. L'autobus sera la
cible de tirs qui tueront le chauffeur, laissant les
femmes en plein désert, sans savoir quelle
direction prendre. Elles vont errer à la recherche
de sauveteurs, elles trouveront un transporteur de
poules, mais qui ne les mènera nulle part.
Les trois du début s'en tireront, à
force de détermination, sans s’affliger
de leur sort, ni de la disparition de leurs rêves.Cette
fable illustre l'histoire du Liban; indépendant
depuis 1943, décrit alors dans les guides touristiques
comme un exemple d'harmonisation pacifique entre ses
diverses religions, il verra éclater en 1975
une guerre civile relayée par d'autres guerres
perpétuellement renouvelées. Les Libanais
vivent dans un monde incertain, toujours menaçant,
en attendant un "miracle".
Critique
Un film parfois étrange, mêlant
la réalité à des fantasmes vite
évanouis Avec des héroïnes dures
qui ne s'autorisent le sentimental que parcimonieusement.
À partir de 14
ans.
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| UNE
EXECUTION ORDINAIRE
de Marc DUGAIN
Sortie le 3 février. Durée : 1h45 |
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Synopsis
Moscou 1952. Anna est très éprise de
son mari dont elle voudrait un enfant. Médecin,
elle exerce dans un hôpital où elle soulage
les patients de leurs douleurs par des passes magnétiques.
Le stalinisme bat son plein : tout le monde dénonce
tout le monde ou menace de le faire. Chacun peut subir
une arrestation sans en connaître la cause et
Anna n'échappe pas à cette crainte.
Un soir, deux messieurs en chapeau viennent la chercher
et l'emmènent dans une pièce où
l'attend un homme âgé qui lui demande
de calmer ses douleurs par le magnétisme. Anna
s'exécute sans manifester sa surprise en reconnaissant...
Staline.
Etre ainsi distinguée par l'homme du pouvoir
suprême pourrait être extrêmement
flatteur et source de bienfaits. Il n'en sera rien,
car Staline a dit un jour : "J'ai supprimé
tous ceux qui m'étaient indispensables. Depuis,
ils ont prouvé qu'ils ne l'étaient pas".
Anna sera sauvée par le gong, si l'on peut
dire.
Mais cette histoire, même si elle n'est pas
authentique, illustre la psychologie de certains puissants
de ce monde, qui perçoivent, comme une infériorité
insupportable le fait d'avoir besoin de quelqu'un.
Qui pourrait croire qu'André Dussolier ressemble
à Staline ? C'est pourtant lui!
À partir de 14
ans.
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| Décembre
2009 |
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MOOMIN,
LA FOLLE AVENTURE DE L'ETE de
Maria LINDBERG
Sortie le 11 Novembre. Durée : 1h14 |
Synopsis
Moomin est le nom du petit troll qui hantait la maison
de sa dessinatrice finlandaise.
Elle lui a donné ensuite un papa, une maman
et une petite soeur, Mademoiselle Snorork et des aventures
multiples qui, depuis 1945, ont captivé des
enfants de tous pays. Aujourd'hui, les Moomin arrivent
en France par le cinéma.
La famille Moomin habite paisible au bord d'une mer
pourvue d'un volcan. Quand celui-ci se réveille,
les eaux montent et inondent leur maison. Ils emménagent
alors dans une autre maison qui flottait par là.
Par la suite, les enfants Moomin, installés
dans des arbres, perdront leurs parents emportés
par la crue et qui se mettront à la recherche
de leurs enfants. Et d'autres aventures interviendront
pour les Moomin et leur ami SnufKin qui se fait le
pourfendeur des interdictions en brûlant les
panneaux adéquats aux feux de la Saint-Jean.
Critique
C'est un dessin animé bien conçu
pour les tout-petits.Le thème de la maison,
que l'on perd et que l'on retrouve, le thème
de l’eau, du parc où l'on va jouer, de
la maison dans les arbres qui assure la liberté
mais fait perdre la protection des parents, le petit
déjeuner omni-présent sont des sujets
familiers aux très jeunes enfants qui y trouveront
leur bonheur. Cette réalisatrice connaît
vraiment les intérêts des tout-petits
et a su les utiliser avec talent.
A partir de
3 ans
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CAPITALISM
: A LOVE STORY de
Michaël MOORE
Sortie
le 25 novembre. Durée : 2h |
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Synopsis
Michael Moore avait commencé d'enquêter
sur les ravages du capitalisme bien avant la crise.
En survenant, celle-ci a apporté des tonnes
d'eau à son moulin.
Le film commence avec des expulsions de gens chassés
de leur logement que, ruinés par la crise,
ils ne peuvent plus payer. Les exemples fourmillent
de gens ordinaires, de la classe moyenne, dont la
vie a été ravagée. Michael va
chercher des explications à Washington et trouve
là des banquiers qui se sont enrichis scandaleusement
et dont il cite les noms, et des hommes politiques
complices. Il fait référence au Président
Roosevelt qui avait des projets très précis
pour instaurer plus de justice en Amérique
dès la fin de la guerre. Mais il est mort avant
et ses idées sont restées lettre morte.
Critique
Comme toujours, Michael Moore est brillant
et convainquant avec quelques traits d'humour provocateur,
comme d'entourer une banque avec ce ruban jaune que
la police, aux Etats-Unis utilise pour délimiter
une scène de crime !
À partir de 13
ans.
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NOISE
de Henry BEAN
Sortie le 25 novembre. Durée : 1h30 |
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Synopsis
David Owen est exaspéré par le bruit
qui règne à New-York: moteurs, clacksons,
avertisseurs de recul, et, par dessus tout, par ces
alarmes de voitures qui se déclenchent sans
raison et n'en finissent pas de hurler. A force de
souffrir du bruit, David passe à l'action :
il casse une vitre pour débrancher l'engin,
ce qui constitue un délit. La première
fois qu'il comparait, le juge se montre clément.
Mais lorsqu'il récidive, il va en prison. Prenant
le nom de "Rectificateur", il commence à
faire des adeptes. Pourtant, il risque de perdre sa
famille, car sa femme n'accepte pas sa mise hors la
loi. Les arguments de David sont forts: "On m'accuse
d'agression contre la propriété privée
qu'est une voiture, mais les bruits qui s'en dégagent
sont une agression contre le sommeil, la tranquillité,
la concentration de milliers de citoyens désarmés."
Bref, ce "Rectificateur" est un chevalier
blanc qui, luttant pour notre sérénité,
ose les actes répréhensibles dont tout
le monde a tellement envie, mais que l'on n'ose pas
par peur des représailles.
Critique
C'est un film roboratif, qui nous fait
prendre conscience de notre passivité contre
une plaie de notre temps devant laquelle on a si peu
de remèdes.
À
partir de 15 ans.
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| R.A.S
NUCLEAIRE de Alain de HALLEUX
Sortie le 09 décembre. Durée : 58
mn |
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Synopsis
La France, qui n'a pas de pétrole,
a choisi l'énergie nucléaire. Certains
s'en sont félicités lors des crises
pétrolières, mais ce choix a aussi suscité
des manifestations hostiles, parfois violentes, notamment
après Tchernobyl.
L'objectif du réalisateur est autre : il a
voulu aller voir les gens qui travaillent dans les
centrales, recueillir leurs témoignages, s'informer
de la sécurité. L'on apprend que EDF
a perdu de vue sa mission de service public pour devenir
une entreprise capitaliste comme les autres et qu'elle
est passée du "risque zéro"
au "risque calculé". Les contrôles
de sécurité sont confiés à
des sous traitants parce qu'ils coûtent moins
chers et que, s'il survient un problème grave,
la responsabilité ne sera pas celle d'EDF,
mais pourra leur être attribuée. Les
techniciens chargés des contrôles sont
soumis à des pressions pour signer le document
"rien à signaler" parce que les responsables
ne veulent pas d'ennuis et cherchent leur tranquillité.
Cet abandon de la notion de service public au profit
de la rentabilité, dans le nucléaire
comme ailleurs est grave et mérite une réaction
citoyenne. Un tel film a le mérite de nous
alerter. D'autant plus qu'il est intelligent et mobilisateur.
À partir de 14
ans.
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| HUACHO
de Alejandro FERNANDES ALMENDRAS
Sortie le 9 décembre. Durée : 1h29 |
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Synopsis
C'est le premier long métrage de ce réalisateur
né dans le sud du Chili et qui est retourné
dans sa région pour y filmer la vie quotidienne
d'une famille paysanne comme la sienne. Le réveil
du gamin pour aller à l'école, la confection
des fromages que la mère va vendre sur une
route où les clients marchandent le prix, le
garçon à l'école où le
maître donne aux élèves un travail
surprenant, le grand-père qui raconte des histoires
de sa jeunesse que tout le monde connaît déjà
etc..
Ces gens sont pauvres, mais pas misérables,
ils sont exclus de la mondialisation qui devrait leur
apporter plus de confort, mais ils vivent leur vie
sans se plaindre, avec une certaine sérénité
et l'on sent, derrière ce portrait tout simple,
les souvenirs d'enfance qui affluent avec un peu de
nostalgie chez le réalisateur.
La pauvreté ici n'est pas pittoresque, mais
le film apparaît sincère et on l'aime
malgré quelques longueurs.
À partir de 12
ans.
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| OSCAR
ET LA DAME ROSE de Eric Emmanuel
SCHMITT
Sortie le 9 décembre. Durée : 1h45 |
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Synopsis
Quand le maître entre dans la
classe, il s'aperçoit qu'on lui a ménagé
des farces. "Qui est-ce?" demande-t-il.
Et c'est Oscar à la jolie frimousse éveillée
qui se dénonce. Mais il n'aura pas de punition,
car cette classe est située dans un hôpital
où l'on soigne des enfants très malades.
La dame rose, Oscar la rencontre par hasard : c'est
une catcheuse mal embouchée, mais elle va s'attacher
à l'enfant, le visiter, le distraire avec le
récit imagé de ses combats de catch
et l'accompagner jusqu'à sa mort.
Critique
Cette histoire fut un roman du grand écrivain
avant d'être un film du cinéaste débutant
E.E. Schmitt. Contrairement à toute attente,
le livre a remporté un grand succès,
y compris auprès des enfants, malgré
son sujet bouleversant. La mort, pour les enfants
est un fait virtuel: ils la rencontrent à tout
bout de champ dans leurs jeux vidéo, mais ça
ne compte pas. Dans la réalité, ils
la repoussent au grand âge, elle ne les concerne
pas de près. Pourtant, l'on sait que dans les
hôpitaux comme celui d'Oscar, les enfants gravement
atteints ne sont pas tristes et envisagent leur propre
mort avec une certaine sérénité,
désolés seulement à l'idée
du désespoir de leurs parents.
Soit, mais les autres enfants ? Ne sont-ils pas traumatisés
quand un ami, un frère disparaît ? Et
même s'ils ont aimé le récit,
en est-il de même du spectacle?
Ce sont les questions que se poseront les parents
avant d'emmener leurs enfants voir le film.
Age variable selon le
jugement des parents
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| LE
DERNIER VOL de Karim DRIDI
Sortie le 16 décembre. Durée : 1h34 |
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Synopsis
Nous sommes au Sahara français
en 1933. Un des pionniers de l'aviation s'est abîmé
dans le désert et son amie, aviatrice elle
aussi, atterrit près d'un poste militaire français,
espérant trouver de l'aide dans sa recherche
de l'aviateur perdu. Mais le capitaine est en conflit
avec les Touaregs et refuse son concours. Seul, un
jeune lieutenant, qui avait pactisé avec les
Touaregs et n'approuve pas les décisions de
son chef, ira jusqu'à déserter pour
accompagner Marie dans sa quête.
Critique
On assiste à un western français d'avant
guerre, avec le lieutenant ami des Indiens (pardon
des Touaregs) et son chef hostile qui veut la guerre.
On est subjugué par les étendues onduleuses
de ce désert sans fin à l'époque
où c'était vraiment un désert
sans espoir de secours. C'est un beau film d'aventure
avec le spectacle magnifique de ces étendues
de sable à l'infini, des caravanes de chameaux
sur l'horizon, d'un amour désespéré
voué à la mort.
À partir de 16
ans.
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CONTES DE L'AGE D'OR
Sortie le 30 décembre. Durée : 1h20 |
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Synopsis
L'âge d'or évoqué
ici, par dérision, est celui de la dictature
de Ceaucescu…
Quatre légendes de l'époque, imaginées
et tournées par quatre réalisateurs
roumains différents.
- La Visite Officielle raconte, comme son nom l'indique,
l'arrivée d'un membre du Parti dans un village
reculé. Tout le monde s'affaire à nettoyer,
décorer, préparer et peaufiner les particularismes
de l'accueil dans cette région. Mais le grand
ponte est précédé par une commission
chargée de tout vérifier auparavant.
Ceux-là essaieront les divertissements à
leurs risques et périls.
- L'Activiste zélé est chargé
d'éradiquer l'analphabétisme dans un
village, mais il aura toutes les peines du monde à
convaincre les villageois des bienfaits de l'éducation.
- Le Policier avide, dans une période où
les gens ont faim, reçoit d'un parent un cochon
vivant pour festoyer à Noël. Pas question
de l'égorger, car les cris ameuteraient les
voisins, jaloux et avides. Il faut trouver un autre
moyen.
- Le photographe Officiel est pris à parti
à propos de la photo de la visite de Giscard
d'Estaing en première page du quotidien du
Parti.
Critique
Ces légendes se veulent comiques, bien entendu,
mais il est affligeant de voir tous ces valets du
Parti petits ou importants, se précipiter pour
obéir à ces ordres ridicules, suivis
de contre-ordres aussi stupides et qui n'ont qu'une
formule à la bouche: "A vos ordres".
On est un peu revigoré par la première
légende, où les villageois ont trouvé
une vengeance de leur cru.
À partir de 12
ans.
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| Novembre
2009 |
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LE CONCERT de
Radu MILHAILEANU
Sortie le 4 Novembre. Durée : 2h |
Synopsis
Il y a trente ans, l'orchestre du Bolchoï était
prestigieux et son chef, Andrei Filipov connu des
mélomanes du monde entier. Mais, considéré
par Brejnev comme un "ennemi du peuple",
Andrei a vu son orchestre interdit et lui-même
réduit à la condition d'homme de ménage.
Un jour, en nettoyant un bureau, il reçoit
un fax invitant l'orchestre du Bolchoï à
se produire à Paris, au Théâtre
du Châtelet.
Il est alors saisi d'un espoir fou et habité
d'un projet insensé : reconstituer l'orchestre
et répondre à l'invitation. Avec son
ami Sacha, les voilà qui sillonnent le pays
pour retrouver les anciens musiciens condamnés
à de petits boulots pour survivre et plus ou
moins clochardisés. Les conditions du contrat
sont négociées dans un français
désuet par l'ami Ivan qui a en tête une
image de Paris qui date d'avant la guerre. .
Contre toute attente, le projet réussit, mais
les Russes, lâchés dans Paris, se conduisent
comme des potaches et donnent des sueurs froides à
Andrei qui doit tout de même diriger son concert.
Cela finira en triomphe, mais on aura eu peur....
Critique
C'est un film énorme!
Enorme la farce de la première partie du film
qui décrit tout le complot, puis la recherche
de ces grands concertistes déchus, mais pleins
d'enthousiasme et de ressources. Farce encore que
le choc des cultures à l'arrivée à
Paris. L'étonnement rebondit sans cesse par
la richesse des trouvailles comiques..
Puis arrive la note sentimentale (ah! l'âme
slave) avec le rappel de la persécution des
juifs par Brejnev, cause de la disgrâce d'Andrei.
Enorme enfin par l'hommage à la musique : il
faut voir avec quelle fougue est joué et filmé
le Concerto pour violon de Tchaïkovski. C'est
trop, c'est magnifique et l'on en sort transporté
de plaisir.
À partir de 12
ans
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LA
GRANDE VIE de
Emmanuel SALINGER
Sortie
le 4 novembre. Durée : 1h35 |
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| Synopsis
Grégoire est professeur de philosophie à
Saint-Etienne. Engagé dans une association de
défense des expulsés, il est invité
à participer à Paris à une émission
de débats. Il fait alors la connaissance de Patrick,
l'animateur de l'émission. Patrick, lui qui a
tout, la notoriété, l'amour, l'argent
'est pourtant pas satisfait de sa vie. Grégoire,
avec sa philosophie et ses références
à Socrate réussira-t-il à lui apporter
la sagesse? C'est le sujet de ce film insolite qui rappelle
la nouvelle popularité de la philosophie dans
les cafés branchés.
À partir de 15
ans. |
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AU
LOIN DES VILLAGES de Olivier ZUCHUAT
Sortie le 11 novembre. Durée : 1h17 |
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| Synopsis
Trois milles personnes, victimes de la guerre du Darfour
se sont réfugiées dans une plaine à
l'est du Tchad et y ont créé un camp où
elles essaient de survivre après la destruction
de leurs villages.
L'on assiste à de longs monologues racontant
leur guerre, à un palabre concernant un mariage,
à un enterrement, aux commentaires d'un enfant
sur ses dessins de guerre etc... Le film raconte la
vie de ce qui reste de l'ethnie Dajo, après la
guerre.
À
partir de 15 ans. |
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| LA
RELIGIEUSE PORTUGAISE de Eugène
GREEN
Sortie le 11 novembre. Durée : 2h07. |
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Synopsis
Une jeune Française arrive à
Lisbonne et entreprend de découvrir la ville.
Elle rencontre un petit garçon et veut savoir
son nom, sa vie, son histoire. Il en sera de même
pour ses autres rencontres, avide, semble-t-elle de
s'approprier la ville et ses habitants. Et puis, il
y a le fado, poème en musique qui chante souvent
les amours trahis. Julie est actrice, elle est venue
à Lisbonne pour y tourner un film où
elle incarne une religieuse portugaise.
Il existe une vraie religieuse portugaise qui passe
ses nuits dans la chapelle du couvent et acceptera
de parler avec Julie lorsque celle-ci la découvre.
Ses propos sont empreints d'une spiritualité
difficile à pénétrer, mais Julie
y discerne que cette femme a accédé
à la joie et peut lui délivrer un secret,
le secret de la vie.
Un film prenant, poétique hiératique
pourrait-on dire, où la ville joue un rôle
capital ainsi que son fado déchirant.
À partir de 15
ans.
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| PLUIE
DU DIABLE de
Philippe COSSON
Sortie le 18 novembre. Durée : 1h26 |
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Synopsis
Depuis quarante ans, période de la guerre du
Viet-Nam, le Laos est couvert de bombes non explosées,
les bombes à sous-munition. Elles n'explosent
pas quand elles sont larguées, peuvent rester
très longtemps sur le sol et n'éclater
que si on les touche.
Elles ressemblent à des balles en métal
et attirent les enfants qui jouent avec et en meurent...ou
restent handicapés. Elles polluent un pays
comme le Laos en empêchant la culture de vastes
régions, mais aussi dans de nombreux autres
pays. Ces bombes ont été larguées
surtout par les Américains dans les pays en
guerre, mais aussi par leurs alliés.
Critique
Philippe
Cosson, après une longue enquête, se
demande qui est responsable, les militaires, les politiques
ou les fabricants d'armes qui engrangent des bénéfices
colossaux. Différents traités ont interdit
la fabrication de cette arme, mais il faut aussi nettoyer
les pays pollués, une tâche gigantesque.
"Handicap International" s'y emploie. A
soutenir.
À partir de 12
ans.
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| HADEWIJCH
de Bruno DUMONT
Sortie le 25 novembre. Durée : 1h45 |
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Synopsis
Cette jeune novice se mortifie beaucoup,
la mère supérieure la trouve trop exaltée
et la renvoie du couvent. Céline, rendue à
la vie civile ne renonce pas à son aventure
mystique, mais connaîtra aussi l'amour humain.
Critique
Bruno Dumont a emprunté le titre de son film
et le nom de son héroïne à une
poétesse mystique flamande du XII° siècle.
Toutes deux aiment Dieu d'un amour absolu qui les
transporte. Le réalisateur déclare qu'il
y a une proximité entre le cinéma et
la mystique mais que celle-ci ne peut se comprendre
: c'est un ravissement.
Un film pour les curieux de l'amour mystique et des
visions mystiques de Bruno Dumont.
Adultes seuls.
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| LA
FAMILLE WOLBERG de Axelle ROPERT
Sortie le 2 décembre. Durée : 1h22 |
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Synopsis
Simon Wolberg est un pater-familias
à l'ancienne mode. Il voue à sa famille
un amour démesuré et solennel et entend
être payé de retour. Maire de sa petite
ville du Sud-Ouest, il tient des discours grandiloquents
dont on ne sait s'ils sont bien adaptés à
leur objectif ou s'il ne fait qu'y déployer
son humour juif. Sa femme n'a pas un sens aussi radical
de l'harmonie familiale et sa fille le tourne volontiers
en dérision, mais on aime et respecte le "personnage".
Critique
C'est justement un personnage tout à fait original
dans le cinéma d'aujourd'hui et Axelle Ropert
a construit autour de lui et de cette famille une
histoire pleine d'intelligence et d'inattendu. "J'aime
quand on ne sait pas si c'est l'humour ou l'angoisse
qui meut quelqu'un et quand cette personne entretient
soigneusement l'ambigüité" déclare
la réalisatrice. C'est ce qui fait le charme
de son film.
À partir de 14
ans.
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| BAZAR
de Patricia PLATTNER
Sortie le 2 décembre. Durée : 1h43 |
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Synopsis
Chineuse acharnée, Gabrielle
est patronne du Bazar, magasin d'antiquités.
Expulsée de son commerce par voie d'huissier,
Gabrielle broie du noir. Mais Fred, le jeune déménageur
de sa boutique, lui plaît bien et ils deviennent
amants. Scandale pour la fille et les amis de Gabrielle
qui lui servent l'argument attendu en pareil cas:
"Mais il pourrait être ton fils!".
Elle n'en a cure et cette liaison connaîtra
bien des soubresauts, non seulement par la différence
d'âge, mais aussi de milieu et de culture, Gabrielle
essayant de se persuader que Fred est un artiste qui
s'ignore, et lui, refusant de fréquenter les
marchands d'art.
Critique
C'est un film attachant car cette histoire est racontée
sans amertume, chacun profitant des instants de bonheur
qui lui sont offerts, tout en les sachant fragiles
et fugitifs. Et l'on a le plaisir de retrouver Bernadette
Lafont, aussi pétillante qu'au temps de la
"Nouvelle Vague".
À partir de 14
ans.
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| Octobre
2009 |
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JE
SUIS HEUREUX QUE MA MERE SOIT VIVANTE de Claude MILLER
Sortie le 30 septembre. Durée : 1h50 |
Synopsis
Thomas est un enfant adopté. Les flash-backs nous
le montrent lorsqu'il vivait encore chez sa mère,
avec son petit frère dont il prenait grand soin,
comme s'il voulait compenser le délaissement d'une
mère adolescente qui laissait souvent seuls ses bébés.
Abandonné à 4 ans, il trouve une famille adoptive
aimante et solide. Mais Thomas reste taraudé par
le désir de retrouver sa vraie mère. Devenu
adolescent, il la repère enfin et se rend chez elle
plein d'hésitations. Entre temps, Julie s'est mariée,
puis séparée et a eu un autre enfant, Frédéric.
Désormais, Thomas vient souvent, à l'insu
de ses parents adoptifs, et s'occupe beaucoup de son nouveau
petit frère qui l'adore. Sa mère le reçoit
comme si rien ne s'était passé, tant il est
difficile de se parler de choses aussi graves. Lui voue
à sa mère un amour-haine qui prend toute la
place et ne lui laisse pas le loisir de nouer une idylle
avec la fille de son âge qui lui plaît pourtant.
Et un jour, au milieu de sa double vie, survient le drame.
Critique
Claude Miller et son fils ont dû beaucoup lire et
observer pour avoir saisi avec tant de justesse le comportement
d'un enfant abandonné.La soif d'amour, qui le fait
se cramponner au cou de sa mère adoptive la première
fois qu'il la voit, mais aussi les rejets violents lorsqu'on
lui fait des reproches, par peur d'être à nouveau
abandonné, la tendresse pour les plus petits qui
eux, ne déçoivent pas comme les adultes et
mille détails tellement vrais qui serrent le coeur.
C'est un film magnifique.
A conseiller aux parents adoptifs pour les réconforter
(Thomas appelle maman et papa ses parents adoptifs alors
qu'il vouvoie sa vraie mère). A conseiller à
tous les parents qui, comme le dit Claude Miller "gèrent
l'avenir de leurs enfants et sont gérés par
eux". Et à conseiller à tous ceux qui
aiment le cinéma lorsqu'il offre un film d'une qualité
exceptionnelle.
À partir de 14 ans.
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ULTIMATUM
de Alain TASMA
Sortie
le 30 septembre. Durée : 1h41 |
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| Synopsis
En décembre 90, l'ONU envoyait un ultimatum à
Saddam Hussein pour qu'il évacue le Koweit. Saddam
menaçait alors Israël d'envoyer des Scuds chargés
d'armes chimiques et bactériologiques.
C'est la peur engendrée à Jérusalem par
ces menaces que raconte le film à travers divers personnages
: Nathanaël, un jeune peintre français, Luisa,
sa compagne, une franco-italienne dont le couple vit en pleine
tourmente,Tamarar, prête à accoucher, Victor
(Michel Boujenah) et sa femme, inquiets pour leurs enfants,
et tout ce petit monde doit s'affubler de masques à
gaz ridicules. Comme dit un chauffeur de taxi « Quand
il y a la guerre, les hommes vont à la guerre, ici,
ils s'enferment dans les chambres étanches avec les
femmes". Bref, une drôle de guerre et néanmoins
dangereuse.
À partir de 14 ans. |
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VICTOR
de Thomas GILOU
Sortie le 7 octobre. Durée : 1h35 |
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Synopsis
Alice, stagiaire à la rédaction d'un magazine
people a un jour une idée de génie. Son vieux
voisin, solitaire et dépressif, pourquoi ne pas le
faire adopter par une famille, grâce à un concours
lancé par son journal?
L'idée sourit au Directeur qui propose le concours
assorti d'une somme rondelette pour la famille "adoptante".
Justement, Guillaume et Sylvie ont des problèmes d'argent
que l'arrivée du papy résoudrait peut-être.
Sylvie est nutritionniste, végétarienne et adepte
de la vie saine. Victor l'exaspère avec ses cigarettes
et sa répugnance pour les galettes de riz. Mais il
a fait la conquête des enfants et de Guillaume qui,
grâce à lui va oser desserrer l'étau des
principes écolos.
Critique
Thomas Gilou fait de Victor un personnage un peu filou sur
les bords.
Ce n'était pas nécessaire car, s'il épanouit
cette famille étriquée, elle aussi le fait
sortir de sa dépression en stimulant son intelligence
et son dynamisme.
Le film célèbre donc la solidarité
avec les vieux, ce qui était l'intention de l'auteur,
mais démontre aussi que leur humour et leur entrain
peuvent se communiquer, au bénéfice de gens
de tous les âges.
À
partir de 12 ans.
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| LA
DANSE de Frédérick WISEMAN
Sortie le 7 octobre. Durée : 2h38. |
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Synopsis
Cet Américain, célèbre pour ses films
documentaires s'est intéressé en 2008 au Ballet
de l'Opéra de Paris.
Il nous montre tout, les coulisses, les costumes, les accessoires,
le maquillage, la coiffure, les préoccupations de la
directrice et de l'administrateur, mais surtout, la DANSE
dans tous ses états.
La danse en apprentissage, en répétition, avec
les commentaires des chorégraphes et maîtres
de ballet et la danse sur scène, dans sa magnificence.
Critique
Et l'on parcourt tous les genres, du ballet le plus classique
au plus audacieux, au plus acrobatique, celui qui parle
de l'amour et du chagrin d'amour, celui qui suggère
la peur, la haine, le meurtre et le malheur et celui qui
ne symbolise rien que le pur bonheur d'un beau corps qui
se déploie, de la perfection du geste et de l'attitude.
Un spectacle somptueux.
À partir de 12 ans.
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| MILAREPA
de Neten CHOKLING
Sortie le 7 octobre. Durée : 1h30 |
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Synopsis
L'histoire se passe au Bhoutan, petit pays coincé
entre l'Inde et le Tibet.
Un riche marchand meurt en confiant sa femme, ses enfants
et ses biens à son frère. Mais celui-ci s'approprie
la fortune vouant sa belle-famille à la misère.
La mère, ne songeant qu'à la vengeance, envoie
son fils, Milarepa étudier la magie noire. Celui-ci,
revenu au village, provoque de gigantesques éboulements
qui détruisent une partie du village et la famille
de son oncle.
Sa mère est ravie, mais lui reste rongé par
le remords. Il se rend chez un vieux moine bouddhiste qui
lui enseigne la sagesse.
Critique
Le spectateur reste subjugué par la hauteur spirituelle
du propos, mais aussi par la beauté sublime des images
À partir de 12 ans.
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| MERES
ET FILLES de Julie LOPES - CURVAL
Sortie le 7 octobre. Durée : 1h45 |
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Synopsis
Audrey revient chez ses parents après une longue absence.
Comme elle ne s'entend pas bien avec sa mère, Martine,
elle décide de s'installer dans l'ancienne maison de
ses grands-parents. La grand-mère avait, en son temps,
provoqué un scandale en quittant son foyer et ses deux
jeunes enfants sans crier gare et sans plus donner de nouvelles.
Or, par hasard, Audrey trouve un cahier où cette grand-mère
inscrivait des recettes de cuisine et quelques considérations
sur sa vie. D'où il ressort qu'elle aimait ses enfants
mais aurait voulu être plus indépendante de son
mari. Martine, sa fille, a conquis une certaine indépendance
puisqu'elle est médecin.
Audrey, quant à elle est libérée, mais
sa liberté est plutôt source d'angoisse.
Elle a un ami qu'elle n'est pas sûre d'aimer ni d'en
faire le père de son enfant.
Critique
La réalisatrice a voulu aborder le sort des femmes
de trois générations en rapport avec leur
place dans la société : Louise, la sacrifiée,
Martine, la bien arrimée, et Audrey, la plus incertaine
à force de ne dépendre que d'elle-même..
Les femmes ont gagné leur indépendance, mais
il leur faut davantage de maturité.
À partir de 14 ans.
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| MADEMOISELLE
CHAMBON de Stéphane BRIZE
Sortie le 14 octobre. Durée : 1h41 |
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Synopsis
Jean et sa femme ont bien du mal à aider leur fils
pour son devoir de grammaire : leurs souvenirs scolaires sont
lointains et incertains et le livre ne donne que des explications
fort absconses.
Mais l'institutrice est sympathique et, lorsqu'elle demande
à Jean de venir parler à la classe de son métier,
comme cela se fait souvent, il accepte pour rendre service.
Jamais il n'aurait pensé qu'expliquer son métier
de maçon à des enfants les intéresserait
et susciterait tant de questions inattendues. Il se sent enrichi
d'une valeur qu'il ne soupçonnait pas et la magicienne,
c'est Mademoiselle Chambon. Dans le droit fil de cette assomption,
il va aussi découvrir la musique en l'écoutant
jouer du violon et un bouleversement sentimental qu'il n'avait
pas prévu.
Critique
C'est une histoire toute simple, avec un réalisateur
attentif à l'authenticité psychologique et
des comédiens sachant exprimer la moindre émotion,
ce qui fait du film une réussite.
Finit-il bien ou mal? Au choix selon l'idée que l'on
se fait du bonheur.
À partir de 14 ans.
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| LES
DEUX MOUSTIQUES de Janik HASTRUP &
Flemming QUIST
Sortie le 14 octobre. Durée : 1h17 |
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Synopsis
On assiste à la naissance des moustiques dans un étang.
A peine né, l'un d'eux, Armstrong trouve un vélo
et décide de faire le tour du monde : il devient un
cyclo-moustique. Nina est une ballerine moustique et réunit
de temps en temps son orchestre qui la fait danser.
Ils rencontrent des fourmis noires qui vont perdre leur reine
et les aideront à faire éclore l'oeuf d'une
nouvelle princesse, la reine des abeilles et celle des fourmis
rouges qui veulent toutes deux que Nina apprenne à
danser à leurs filles et traverseront bien d'autres
aventures encore.
Critique
Ce dessin animé danois est particulièrement
joli : un dessin délicat, des couleurs merveilleusement
choisies qui s'harmonisent ensemble (les couleurs sont souvent
laides et mal assorties dans les dessins animés).
Les personnages insectes sont connus des tout-petits qui
les observent à la campagne et l'esthétique
est soignée, ce à quoi certains parents sont
très attachés. A signaler : beaucoup de personnages
n'agissent que sur l'ordre d'une reine, argument à
utiliser pour se faire obéir par la maman, reine
du foyer.
À partir de 3 ans.
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| Juin
2009 |
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QUELQUE
CHOSE A TE DIRE de Cécile TELERMAN
Sortie le 27 mai. Durée : 1h40. |
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C'est une histoire de famille, mais d'une famille de cinéma".
Donc ne cherchons pas d'interprétation pseudo-psychanalytique
du comportement des personnages, bien que le film tente un
peu de nous pousser dans cette direction. Laissons-nous plutôt
aller à notre plaisir de suivre les aventures compliquées
et souvent comiques de cette tribu.
Les parents sont bourgeois: mère snob, à la
soixantaine radieuse, père patron d’usine à
la retraite, fils aîné incapable de gérer
son commerce de riz, fille peintre qui peint des horreurs,
autre fille infirmière qui pratique les tarots pour
influencer les destinées. Et il y a aussi un flic romantique
(ils le sont souvent au cinéma!). Imaginez dans cette
famille un imbroglio d'amours et de haines alimentés
par un lourd secret.
Le film est émaillé de plaisanteries bien parisiennes
et néanmoins drolatiques ce qui fait que, malgré
les conflits violents et les désillusions, il laisse
une impression de légèreté. Grâce
à un scénario travaillé et divertissant.
À partir de 14 ans. |
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ALIKER
de Guy DESLAURIERS
Sortie le 3 juin. Durée : 1h50.
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| En
Martinique en 1920, un petit groupe de militants communistes
veut en finir avec l'oppression des pauvres Noirs par les
riches patrons d'usines et les fonctionnaires coloniaux corrompus.
Ils veulent créer des syndicats et fondent un journal
dont ils confient la direction à André Aliker.
Celui-ci fait d'une feuille de chou qui existait déjà
un vrai journal avec enquêtes, dénonciations
des abus et soutien aux luttes ouvrières.
Le journal est un triomphe, il est distribué jusque
dans les campagnes et on se l'arrache. Mais Aliker dérange
trop de monde Deux fois, il sera enlevé et rossé
par des inconnus et, en 1934, son corps ligoté et sans
vie sera rejeté par la mer sur une plage.
Le film rend hommage à ce pionnier de la résistance
à l'oppression, pionnier aussi d'un journalisme moderne
dont on n'a jamais retrouvé les assassins encore à
ce jour.
Malgré une réalisation maladroite, due peut-être
aux difficultés du tournage le film rappelle le sacrifice
d'un homme courageux qui , en son temps,a fait avancer les
droits de l'homme. dans les anciennes colonies.
À partir de 14 ans. |
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| DANCING
GIRLS de Darren GRANT
Sortie le 10 juin. Durée : 1h29. |
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Laurynt
habite une petite ville de l'Indiana où elle travaille
avec son frère dans leur garage, mais elle rêve
de devenir danseuse.A Chicago, elle échoue à
l'examen d'entrée de la prestigieuse Académie
de Danse et se retrouve comptable dans une boîte de
nuit.
Lorsque l'une des danseuses tombe malade,, elle peut enfin
donner un aperçu de son talent. L'histoire n'est guère
originale, mais le film nous conduit dans les clubs de Chicago
où chaque danseuse choisit ses musiques et sa chorégraphie
dans un style alliant le burlesque américain, le théâtre
et le strip-tease.
Un spectacle sensuel mais jamais vulgaire, un film glamour
pour l'été.
À partir de 12 ans. |
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| BOOGIE
de Radu MUNTEAN
Sortie le 17 juin. Durée : 1h42. |
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| Bogdan,
surnommé Boogie (le modèle américain
est toujours vivace en Roumanie) passe une journée
de congé au bord de la mer avec sa jeune femme et son
petit garçon. Cerf-volant, château de sable et
baignade rapide, c'est un moment de bonheur simple après
une semaine harassante. Mais voila qu'apparaissent de vieux
amis de lycée qu'il n'avait plus rencontrés
depuis des années. Sa femme rentre coucher le petit
et lui se laisse entraîner à faire la fête
avec les copains ressurgis. La fête avec les copains?
On boit pas mal, mais ça ne décolle pas vraiment
et, après les vieux souvenirs, on parle boulot. L'arrivée
d'une fille complaisante appelée par l'un des compères
qui l'offre à Bogdan ne le séduit pas. Malgré
l'alcool, il connaît ses limites. Et puis, cette fête
n'est pas aussi jouissive que prévu et Boogie rentre
au bercail avec l'idée de mettre entre parenthèses
cette bouffée d'adolescence et de réserver son
bonheur d'adulte et de père, finalement plus convaincant.
Un film dont la justesse psychologique enchante.
À partir de 14 ans. |
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LES
BEAUX GOSSES de Riad SATTOUF
Sortie le 10 juin. Durée : 1h30 |
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| Hervé
est en 3° au collège. Timide, complexé,
il n'a pas la cote avec les filles, ce qui le rend hargneux,
agressif, odieux avec sa mère (qui, il est vrai, l'exaspère
en s'intéressant beaucoup trop à sa sexualité).
Et puis? Tout ce qu'on voit habituellement dans ce genre de
film: quelques blagues avec les copains, quelques brefs aperçus
des cours, quelques tentatives de drague et du sexe à
gogo. De préférence exhibitionniste.
Parents, ne pensez pas que vos adolescents sont comme ça.
Lisez plutôt la revue L’école des parents
(par exemple le N°577-HS Les ados sur Internet) qui vous
en dresse un portrait plus nuancé, basé sur
des enquêtes.
Ici, il s'agit d'un cinéaste obsédé par
le sexe qui prête aux adolescents ses propres obsessions
et a réalisé un film comique à leurs
dépens.
À partir de 15 ans.
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LES
LASCARS d'Albert PEREIRA-AZZARO et Emmanuel
KLOTZ
Sortie le 17 juin. Durée : 1h36. |
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| C'est
un film d'animation pour adultes complètement déjanté,
l'histoire de deux zozos de banlieue qui veulent partir à
la mer mais perdent l'argent et doivent se refaire. Sur un
rythme échevelé, du rap désopilant et
un graphisme bourré d'imagination.
Entre quinze et vingt-cinq ans, ça fait beaucoup rire
!
À partir de 15 ans.
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| AMERIKA
de Cherien DABIS
Sortie
le 17 juin. Durée : 1h32.
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| Mouna
est une Palestinienne bien en chair et plutôt réjouie,
malgré le manque de liberté, la présence
constante des militaires, les contrôles d'identité
à chaque coin de rue qui sont le lot de son pays. Quand
lui est offerte la possibilité d'émigrer aux
Etats-Unis où vit déjà sa soeur, elle
hésite, car elle aime malgré tout sa terre et
son peuple chaleureux, mais son fils Fadi est conquis par
le rêve américain.
Arrivés dans l'Illinois, ils sont accueillis à
bras ouverts par la soeur et sa famille. Mais les difficultés
s'imposent bientôt. Mouna est diplômée
et travaillait dans une banque, mais après de multiples
recherches, il lui faut e contenter d'un travail plus modeste.
Fadi, à son lycée fait profil bas, mais quand
les élèves comprennent d'où il vient,
alors que la guerre du Golfe bat son plein, il est soupçonné
de terrorisme. Et le soupçon atteint aussi son oncle
médecin et ses cousines. Violences, graffitis, injures
mettent Mouna au désespoir, car elle n'avait pas imaginé
que leur arrivée nuise ainsi à sa soeur.
Cette histoire est presque autobiographique pour la réalisatrice.
Elle aussi a souffert de problèmes 'identité.
Lorsque, à l'aéroport, le douanier demande à
Mouna quel est son pays, elle répond: "Aucun",
car être arabe de Cisjordanie n'est pas une véritable
patrie, ni une identité. C'est ce qu'a voulu montrer
Cherien Dabis en ce qui concerne les Palestiniens, en plus
des problèmes communs à tous les immigrés.
Objectif atteint, car si le film est démonstratif,
ses personnages se rendent sympathiques par leur courage et
leur optimisme.
À partir de 14 ans.
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| Mai
2009 |
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SOEUR
SOURIRE de Stijn CONINX
Sortie le 29 avril. Durée : 2h. |
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Qui se souvient encore de Soeur Sourire? Elle eut son heure
de gloire comme chanteuse en habit de nonne dans les années
60. Le film raconte son histoire, personnalisée par
une Cécile de France rayonnante.
Donc, Jeannine Deckers, née dans une famille de boulangers
près de Bruxelles, supporte mal la froideur et l'autoritarisme
de sa mère. Adolescente, pour fuir sa famille elle
entre au couvent des Dominicaines. Là aussi, elle se
rebelle contre la règle, mais on lui laisse sa guitare
qui l'aide à accepter la vie monacale. Elle compose
la chanson "Dominique" en hommage au fondateur de
son ordre, son disque fétiche qui se vendra à
des milliers d'exemplaires. Elle donne aussi quelques concerts
avec d'autres Soeurs choristes et la bénédiction
de l'Église, car elle a sincèrement le désir
d'amener les jeunes à la foi par un moyen moderne et
festif. Elle quittera le couvent sur un coup de tête
pour n'être plus que chanteuse. Mais privée de
son look immaculé et de son aura de candeur, elle ne
fait plus recette. D'autant qu'elle se mêle de problèmes
de société au lieu de ne parler que du Bon Dieu.
La vraie Soeur Sourire s'est suicidée, ce qui est très
triste car le film rend son personnage attachant par ses rébellions,
qui annoncent les bouleversements de 68, son besoin d'amour
et sa gaîté candide.
À partir de 12 ans. |
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LE
PAYS A L'ENVERS de Sylvaine DAMLPIERRE
Sortie le 29 avril. Durée : 1h30.
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La
réalisatrice retourne en Guadeloupe pour y retrouver
ses racines. Rencontrant un généalogiste, elle
apprend qu'il est très difficile à un Guadeloupéen
de repérer ses ancêtres, parce que ceux-ci étaient
esclaves. Ils n'avaient pas de nom, prenait celui de leur patron
ou un prénom que celui-ci leur imposait comme nom de
famille et qui n'était pas le leur. On assiste aussi
à un concours de jardins créoles et beaucoup de
témoignages révèlent l'âme de la
Guadeloupe.
Le film est un peu brouillon, mais on est sensible à
la démarche de la réalisatrice qui nous livre
une Guadeloupe toute autre qu'une destination touristique.
À partir de 12 ans. |
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LA
FEMME SANS TÊTE de Lucrécia
MARTEL
Sortie le 29 avril. Durée : 1h27. |
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Vero
circule en voiture le long d'un canal quand, soudain, elle heurte
quelque chose. Elle s'arrête, mais ne descend pas de voiture
pour voir ce qui s'est passé. Après quelque temps,
elle avoue à son mari:"J'ai peut-être tué
quelqu'un". Ils retournent ensemble sur le lieu de l'accident
où ils ne trouvent qu'un chien mort. Tout le monde autour
de Vero s'emploie à la rassurer en minimisant l'incident.
Elle-même a du mal à faire taire sa culpabilité,
mais la vie retrouve son cours paisible. Ça se passe
en Argentine et la réalisatrice veut démontrer
ceci : nul ne sait si Vero a réellement tué quelqu'un,
mais il se noue autour d'elle une complicité de non culpabilité
et de réassurance, propre à une bourgeoisie imbue
de son excellence.
Lucrecia Martel est connue pour son minimalisme et sa subtilité.
Son récit semble lisse en superficie, mais il est parsemé
d'indices révélant ces phénomènes
de solidarité complice à l'intérieur d'une
classe sociale qui "se referme sur elle-même et se
pardonne à elle-même" (dixit la réalisatrice).
C'est cette même attitude qui a prévalu lors des
événements violents qui ont marqué l'époque
de la dictature en Argentine.
Une critique toute de discrétion par une réalisatrice
élégante et sensible.
À partir de 15 ans.
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L'ENFANT
DE KABOUL de Barmak AKRAM
Sortie le 29 avril. Durée : 1h37. |
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Khaled,
chauffeur de taxi à Kaboul, charge un jour une femme
voilée avec un bébé. Après que la
femme a quitté le taxi, il s'aperçoit que le bébé
est resté sur la banquette arrière. Khaled est
honnête et compatissant : il commence par essayer de retrouver
la mère, puis de confier l'enfant à un organisme
chargé de le placer. Mais tout le monde se défile.
Des enfants abandonnés, victimes de la guerre, il en
pullule à Kaboul. Khaled le garderait bien ce bébé
garçon, lui qui n'a que des filles, mais...trop de problèmes
! Les pérégrinations de Khaled pour se débarrasser
du bébé nous entraînent dans la vie quotidienne
de Kaboul, où il ne faut pas trop compter sur les organismes
officiels, mais plutôt sur sa propre débrouillardise.
"Kaboul, dit le réalisateur, un immense tohu-bohu
où chacun doit trouver le moyen de sa survie". On
y distingue ça et là, l'errance fantomatique de
femmes en tchador, que l'on ne peut reconnaître que par
un grain de beauté sur la cheville. Khaled se moque d'ailleurs
de sa cliente entièrement voilée en lui disant
que ce n'est plus la mode. L'on serait tenté de trouver
Kaboul et ses Afghans assez proches de nous, si ce n'était
le sort réservé aux femmes : voilées ou
non, elles n'ont ni identité, ni reconnaissance sociale
et même le brave Khaled, bon père avec ses filles,
ne reconnaît pas plus d'existence à sa femme qu'à
ses meubles. Malgré ce bémol, le film est tonique,
pas du tout misérabiliste, parfois drôle, car le
réalisateur afghan ne craint pas l'autodérision.
Un suspense plein d'imprévus sympathiques.
À partir de 12 ans.
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JE
L'AIMAIS de Zabou BREITMAN
Sortie le 6 mai. Durée : 1h52. |
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Un
soir, Pierre et sa femme voient arriver chez eux Chloé,
leur belle-fille, en pleurs, avec ses deux petites filles. Son
mari l'a quittée, elle souffre et vient se réfugier
chez ses beaux-parents. Pierre propose de l'emmener à
leur maison de campagne où il tente de l'apaiser. Puis,
la nuit aidant, cet homme peu expansif que Chloé connaît
à peine se livre à quelque confidence et finalement
lui révèle le secret de sa vie. Lui-même,
marié et père de deux enfants, est tombé
follement amoureux d'une jeune fille rencontrée à
Hong-Kong lors d'un voyage d'affaires. Il devait choisir : vivre
avec elle cet amour intense et voyager sans cesse ou rester
avec sa famille où sa femme et ses enfants devenus adolescents
avaient besoin de lui. Chloé comprend alors ce que ressent
un homme qui accède à un nouvel amour alors que
sa vie est installée et le met en demeure de prendre
des décisions déchirantes.
Un film que l'on ne quitte pas lorsque l'on quitte la salle,
tant il est poignant et aussi parce qu'il invite chaque adulte
à repenser ses choix de vie. L'on aimait Zabou comédienne,
mais elle est surtout une grande réalisatrice.
À partir de 15 ans.
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PASSEUR
D'ESPOIR de Branko SCHMIDT
Sortie le 6 mai. Durée : 1h30. |
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Mirko
est passeur de clandestins pour la mafia locale. Il leur fait
traverser la rivière entre la Bosnie et la Croatie. Une
nuit, son bateau surchargé chavire et les Chinois qu'il
transportait se noient tous, sauf une jeune fille qui, elle,
savait nager. Cette femme est un témoin gênant
: Mirko commence par lui laisser de la nourriture, puis la prend
chez lui, dans sa maison branlante sur la rivière. Bien
qu’ils ne se comprennent pas, ils finissent par s'attacher
l'un à l'autre. Mais la mafia intervient cruellement
et Mirko va devoir libérer sa belle et se venger.
C'est un film noir que l'auteur explique par le sort des anciens
combattants de l'ex-Yougoslavie, livrés à eux-mêmes
sans aucun avenir et captés par une mafia florissante,
née du climat laissé par l'après-guerre.
Le film a rencontré un grand succès en Croatie
parce que les gens y ont reconnu les problèmes de leur
pays.
À partir de 12 ans.
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COMMIS
D'OFFICE de Hannelore CAYRE
Sortie le 6 mai. Durée : 1h28. |
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Les
avocats commis d'office ont la réputation de ne pas se
démener beaucoup pour leurs clients parce qu'ils sont
mal payés. Mal payés, c'est vrai, mais la commission
d'office est le recours de jeunes avocats inconnus que les accusés
fortunés n'iront jamais solliciter. Antoine est l'un
d'eux, mais il a fait sien et gardé idéal exprimé
dans son serment d'accession à la profession. Comme il
a du charisme et du talent oratoire, il est remarqué
par un collègue, qui, lui, défend les truands
pleins de fric et fait sa pelote grâce à eux. Antoine
va se laisser embarquer par ce collègue dans un coup
foireux qui ne peut que rater. Ça lui servira, in fine
à reconquérir son honnêteté.
Mais au passage, la réalisatrice qui est avocate et exerce
son métier, fait un sort à une pléiade
de lois récentes, trop nombreuses et mal venues qui plombent
la vraie justice. Par exemple, la loi sur la récidive,
objet de la première brillante plaidoirie de Roschdy
Zem qui incarne Antoine. Hannelore Cayre s’attaque, par
des exemples, à des pratiques qu'elle nous fait découvrir
: corruption de certains juges et certains avocats, détournements
des lois au profit des truands, etc.
Un film bien documenté, sans rapport avec les avocats
fictifs des séries télévisées, et
qui dénonce les médiocrités de notre justice.
Bravo à cette avocate devenue réalisatrice de
son premier film qui utilise brillamment ses connaissances juridiques
pour nous faire vivre au quotidien le sort d'un avocaillon et
mettre en lumière les aléas de la justice française
dans un film romanesque et palpitant.
À partir de 14 ans.
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LA
SICILIENNE de Marco AMENTA
Sortie le 13 mai. Durée : 1h53. |
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La
petite Sicilienne Rita adore son papa, figure respectée
dans son village où il résout les litiges et maintient
la paix. Quand celui-ci est assassiné, elle ne pense
qu'à le venger. Mais elle apprend par son frère
que le père faisait partie de la mafia locale qui l'a
liquidé parce qu'il n'était pas d'accord avec
le chef. Quand son frère est tué à son
tour, Rita passe à l'action. Elle, qui n'avait pas les
yeux dans sa poche et tenait un journal, va trouver le procureur
de Palerme et lui livre des noms de mafieux de son village.
Après vérifications, le procureur comprend qu'il
tient un témoin précieux et prend Rita sous sa
protection. Il la fait déménager, changer d'identité
et se méfier de tout. Et admettre peu à peu que
son père et son frère aussi étaient des
criminels. Mais, grâce à elle, le petit juge aura
réussi à faire ouvrir un procès retentissant.
Le plus frappant dans ce film, le plus émouvant aussi,
est qu'il nous fait ressentir avec Rita la peur, la solitude
et le désespoir de ce rôle de témoin dressé
contre une organisation si puissante et si dénuée
de scrupules (cf. Gomorrha). L'histoire de Rita est vraie, sa
première entrevue avec le juge a eu lieu en 1991 alors
qu'elle n'avait que dix-sept ans. Le film lui est dédié,
en hommage à son courage. Un grand film !
À partir de 14 ans. |
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UN
MARIAGE DE RÊVE de Stephan ELLIOTT
Sortie le 6 mai. Durée : 1h36. |
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Le
jeune John, fils d'une honorable famille anglaise, s'est épris
d'une Américaine excentrique qu'il a épousée
et ramène au manoir de ses parents. Ce sont les années
20 et la pudibonderie victorienne subsiste chez sa mère,
alors que son père, qui a fait la Grande Guerre, ne se
sent plus en phase avec les siens. Lorsque John arrive avec
Larita, sa belle-mère la déteste d'emblée
et se déroule entre elles une petite guerre de propos
piquants. A notre époque où tout le monde a jeté
son bonnet par dessus les moulins, ce genre de comique fait
mouche à tout coup. D'autant plus que le film est adapté
d'une pièce de Noël Coward à l'écriture
soignée. Et lorsque le drame pointe son nez, on comprend
que l’amour de ces jeunes gens a peu d'avenir.
C'est un très joli film, bien joué, bien costumé,
bien écrit; bien mis en scène bref, un petit bijou
à voir pour se divertir intelligemment.
À partir de 12 ans. |
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| Avril
2009 |
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LA
JOURNÉE DE LA JUPE de Jean-Paul
LILIENFELD
Sortie le 25 mars. Durée : 1h28 |
| Une
prof de français dans un collège de banlieue.
Elle essaie en vain de se faire entendre d'élèves
qui ricanent, profèrent des injures, et des commentaires
stupides. Soudain, tombe d'un sac un pistolet. La prof s'en
empare et, désormais maîtresse de la situation,
prend ses élèves en otage et leur fait réciter
leur leçon sous la menace de l'arme. Naturellement,
quand l'affaire s'ébruite, tout le collège est
en émoi, le principal appelle la police qui tente de
négocier avec la prof pour qu'elle accepte de laisser
sortir ses élèves. La tension est extrême,
mais on a droit à quelques scènes du plus haut
comique: les élèves, couchés par terre
pour répondre à des questions sur Molière,
la police rampant dans les sous-sols avec les moyens les plus
sophistiqués pour assiéger la salle des otages,
le principal débordé et lâche, les autres
profs compatissants et le policier sentimental chargé
de la négociation..
La jupe est un symbole: dans cette banlieue, une fille en
jupe est considérée comme une putain et risque
le viol collectif. La revendication de la prof tend à
libérer les filles de cette dictature machiste. Les
élèves découvriront sur le tard que leur
prof est elle-même issue de l'immigration, mais qu'elle
s'en est sortie grâce à l'école : un exemple
à suivre!
C'est l'anti-"Entre les murs", au lieu de gérer
l'ingérable, la prof tombe dans l'excès et révèle
du même coup qu'enseigner dans ces conditions exige
une santé de fer.
« L'école a-t-elle encore un rôle à
jouer dans un climat si dégradé ? » se
demande l'auteur. Sans doute, avec des profs solides et bien
formés alors que c'est justement sur leur formation
que l'on cherche à faire des économies.
Un film qui mêle avec audace le tragique et le comique
sur une question brûlante et nous permet de revoir Isabelle
Adjani dans un rôle plein d'embûches.
À partir de 14 ans. |
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|
UNE
EXPÉRIENCE AFRICAINE de Laurent
CHEVALLIER
Sortie le 25 mars. durée : 1h30 |
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| Le
collège de Marciac dans le Gers était sur le
point de fermer quand un principal dynamique a eu l'idée
d'y fonder un atelier de musique de jazz. Au début
du film, l'on assiste à une répétition
des élèves joueurs de divers instruments qui
se révèlent d'un excellent niveau. Le réalisateur
, qui a tourné plusieurs films avec des musiciens africains
et notamment avec Momo Wandel, le doyen du jazz africain,
a eu l'idée de faire se rencontrer ces deux publics,
le groupe Fôlifö, continuateur de Momo décédé
et les jeunes collégiens de Marciac. Les Africains
ont été invités à Marciac où
ils ont donné un festival très applaudi en jouant
avec les élèves.
Et ceux-ci ont été invités à Konakry
où ils se sont imprégnés de culture guinéenne
(la polygamie, la vénération des anciens: le
culte des morts, les repas pris à main nue et les danses
échevelées) sans aucun préjugé
négatif.
L'on assiste avec plaisir à ces rencontres et à
la chaleur de l'accueil mutuel de groupes si dissemblables.
À partir de 11 ans.
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| NULLE
PART TERRE PROMISE d' Emmanuel FINKIEL
Sortie le 1er avril. Durée : 1h35 |
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| Le
spectateur doit être patient. Ce n'est qu'après
un bon bout de temps passé dans le vacarme d'enfer
de différents moyens de transport que l'on identifie
les trois personnages principaux et le sens de leur voyage
à travers l'Europe.
Le Kurde et so fils vont d'est en ouest, vers l'"Eden"
de Costa-Gavras. Ce sont des migrants qui se cachent de toutes
les polices. Le jeune cadre à lunettes voyage d'ouest
en est: il va délocaliser son usine en Hongrie et doit
veiller au défilé de camions qui transportent
les machines. L’étudiante aussi se dirige vers
l'est en filmant les gens pauvres avec sa petite caméra.
Disons tout de suite que seul, le jeune cadre aura sa terre
promise. Il ya des détails, des repères, des
impressions fortes auxquels le spectateur doit appliquer son
observation, sa concentration, son intuition, pour dresser
une image de l'Europe d'aujourd'hui à travers les déambulations
de ces personnages.
C'est un exercice intellectuel fort intéressant, d'autant
plus que l'on a à faire à un réalisateur
rigoureux et talentueux.
Le film a obtenu le Prix Jean Vigo 2008.
À partir de 15 ans. |
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| COUNTRY
TEACHER de Bohdan SLAMA
Sortie le 1er avril. Durée : 1h57 |
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| Pourquoi
Pietr, professeur dans un lycée de Prague vient-il
faire l'instituteur à la campagne? Est-ce pour mieux
profiter de la nature, lui qui est biologiste et enseigne
à ses élèves que chaque être est
unique, même un escargot, qui porte son histoire de
vie sur sa coquille ? Malgré les questions que sa venue
suscite au village, il est bien reçu, surtout par Marie
la fermière qui en tomberait volontiers amoureuse et
par son fils, Lada que Pietr aide à faire ses devoirs
de maths. Pourtant, une mauvaise action de Pietr va tout gâcher.
L'on comprend qu'en République tchèque, on boit
sec, mais on n'accepte pas de se laisser corrompre par les
gens de la ville. Heureusement, il y a des fermières
au grand coeur qui savent pardonner.
Un beau film bucolique et généreux.
À partir de 15 ans. |
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| LES
BREBIS FONT DE LA RESISTANCE
de Catherine POZZO DI BORGO
Sortie le 1er avril. Durée : 1h30 |
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| Il
s'agit du plateau du Larzac. L'auteur rappelle qu'en 1971,
le camp militaire voulait s'agrandir en expropriant cent trois
familles de paysans. Dans toute la France et même à
l'étranger, des comités "Larzac"sont
entrés dans la lutte. Et après les événements
de 68, beaucoup de jeunes idéalistes ont voulu faire
un retour à la terre en s'installant au Larzac. Aujoud'hui,
le Larzac, ayant reconquis les terres des paysans est en pleine
santé. On y élève de grands troupeaux
de brebis dans des fermes modernes où l'on nous fait
voir la traite électrique, la naissance des agneaux,
leur reconnaissance par leur mère, la fabrication et
la vente des fromages etc... Un élevage en plein succès
avec des paysans intelligents et compétents, qui renvoie
Depardon.à son pessimisme d'un autre âge.
À partir de 14 ans. |
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| ERREUR
DE LA BANQUE EN VOTRE FAVEUR
de Gérard BITTON et Michel MUNZ
Sortie le 8 avril. Durée : 1h38 |
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| Quel
beau titre, si magique et irréalisable et comme l'on
aimerait qu'il s'adresse à chacun d'entre nous. Mais
le film démontre qu'il n'est pas si facile d'être
malhonnête.
Julien est maître d'hôtel dans une grande banque
ancienne et respectable. Après dix-sept ans de bons
et loyaux services, il espère obtenir de sa banque
un prêt conséquent pour ouvrir un restaurant
avec un ami, lors de sa retraite qui approche. Mais la banque
fait la sourde oreille. Alors, Julien, qui a trouvé
un moyen d'écouter ce que fricotent ses patrons dans
la pièce à côté, décide
d’utilise ce qu’il entend. Les banquiers connaissent
à l'avance la situation des entreprises cotées
en bourse, ce qui leur permet d'acheter ou vendre leurs actions
au bon moment. Cela s'appelle le délit d'initiés.
Julien va se servir des informations captées en douce
pour en faire son profit avec l'aide d'un petit conseiller
financier d'une banque de quartier. Il sera finalement démasqué
par ses patrons, mais il a compris les mécanismes et
il est devenu capable de leur tenir la dragée haute.
Les auteurs du film pensent que l'on peut faire rire avec
l'argent. Ils en donnent l'exemple en dévoilant, à
l'occasion, l'une des causes de la crise actuelle. La morale
du film pourrait être : mieux vaut que les trafics malhonnêtes
profitent à ceux qui ne sont pas riches plutôt
qu'à ceux qui le sont déjà.
Une bonne comédie et pleine d'enseignements pour qui
cherche à s'enrichir illégalement.
À partir de 15 ans. |
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| SOIS
SAGE de Juliette GARCIAS
Sortie le 15 avril. Durée : 1h30 |
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| Eve
est une jeune fille qui livre le pain d'une boulangerie à
bord de sa camionnette dans la campagne environnante. Elle
parle peu, mais fait parfois allusion à son amoureux
qui est artiste. Elle hante la forêt, épiant
une grande maison dont les occupants sont un couple et leur
bébé. Lorsqu'elle happe l'homme au passage de
sa voiture, celui-ci semble gêné, il préfèrerait
ne plus la voir. Mais Eve est persévérante et
finira par s'introduire dans la maison pour s'occuper du bébé
et se rapprocher de l'homme. Quel est donc cet amour si exceptionnel
qu'il a créé chez Eve une dépendance
dont elle ne peut se libérer? C'est l'amour paternel
dévoyé, interdit, criminel qui l'a rendue incapable
d'un amour normal pour un garçon de son âge et
esclave d(une fixation perverse et destructrice. Pour son
premier long-métrage, Juliette Garcias n'a pas choisi
la facilité. Elle traite le problème de l'inceste
père-fille à l'envers de ce que l'on pourrait
attendre, haine et dégoût, de la part de la victime.
Ici, au contraire, celle-ci est non seulement consentante,
mais en redemande.
Un film dérangeant, très maîtrisé,
très épuré.
Adultes seuls. |
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| CELLE
QUE J'AIME de Elie CHOURAQUI
Sortie le 22 avril. Durée : 1h43
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Isabelle est divorcée de Jean dont elle a un fils,
Achille, dix ans. Achille est ravi de vivre seul avec sa maman
qu'il adore. Mais une menace se profile : Antoine, que sa
mère semble aimer et qui veut venir s'installer chez
eux. Alors, Achille déclare à Antoine une guerre
sans merci. Le mérite du film est de décrire
des comportements de parents très courants dans ce
type de situation. Antoine essaie de se faire accepter, fût-ce
en se ridiculisant, allant même jusqu'à s'accuser
d'une grosse bêtise commise par Achille, alors que celui-ci
en revendique la responsabilité. C'est renvoyer l'enfant
à un statut de gosse inconscient qu'il a raison de
refuser. Comme Isabelle et Antoine exhibent volontiers leur
tendresse mutuelle, l'enfant se sent d'autant plus exclu que
lui-même ne peut dispenser ce type d'amour à
sa mère. Et puis Antoine et Jean, les "pères"
rivalisent dans la cour qu'ils font à Achille, chacun
pour essayer d'être le plus aimé, ce qui donne
à l'enfant l'idée d'une alternative possible
: quand un père lui déplaît, il en a un
autre en réserve qui ne demande qu'à évincer
son concurrent ! Achille, lui, rêve de voir ses parents
se remettre ensemble, comme tous les enfants de parents séparés.
Il pressent que c'est impossible et imagine des stratagèmes
comiques pour se débarrasser d'Antoine, mais ce comique
ne doit pas masquer au spectateur le désespoir de tout
enfant dans cette situation. Il faudra qu'Antoine trouve un
moyen intelligent de se faire accepter.
A l'Ecole des parents on ne juge pas le comportement des parents
dans la réalité, mais un film de fiction l'autorise
et permet de réfléchir afin d'éviter
les pièges habituels.Un excellent scénario et,
malgré la gravité du sujet, une bonne comédie.
À partir de 14 ans. |
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| HUMAINS
de Jacques-Olivier MOLON et Pierre-Olivier
THEVENIN
Sortie le 22 avril. Durée : 1h27 |
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| Un
vieux professeur d'anthropologie prépare une expédition
dans les Alpes suisses pour vérifier ses théories:
il pense que l'homme de Néanderthal a vécu plus
longtemps qu'on ne le prétend. Il y emmène son
fils et son assistante et une famille rencontrée en
route se joindra à leur périple. La montagne
est sauvage et pleine de dangers, mille rebondissements vont
parsemer leur voyage. Des créatures bizarres se manifestent,
mais il y a d'autres malfaisants que les hommes de Néanderthal.
Un film d'aventures, un thriller classique où l'on
a très peur mais où les têtes d'affiche
sauvent leur peau.
À partir de 12 ans. |
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| LE
SECRET DE LILY OWENS de Gina PRINCE-BYTHEWOOD
Sortie le 22 avril. Durée : 1h50
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Alors que ses parents se disputent violemment, Lily, quatre
ans, s'empare d'un pistolet et tue accidentellement sa mère
qu'elle aimait. C'est la première scène du film
(et non une indiscrétion du critique !). A quatorze
ans, toujours hantée par sa culpabilité, elle
s'enfuit de chez ce père qui la maltraite avec sa nounou
noire. Toutes deux trouvent refuge chez trois soeurs noires
qui élèvent des abeilles. Là, Lily trouve
paix et amour et apprend l'apiculture Elle apprendra aussi
des détails sur ce passé douloureux qui la poursuit
et verra du coup son tourment allégé Tiré
d'un roman à succès, le film se déroule
dans les années cinquante, quand les noirs revendiquaient
les droits civils.
Un agréable mélodrame sur fond de racisme tourné
dans le sud des Etats-unis.
À partir de 13 ans. |
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| ROMAINE
PAR MOINS TRENTE de Agnès OBADIA
Sortie le 29 avril. Durée : 1h25 |
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Justin, le fiancé de Romaine décide qu'ils vont
aller tous les deux s'installer au Canada pour y élever
une meute de chiens de traîneaux. Bien que peu emballée,
Romane accepte de prendre l'avion avec lui. Dans l'avion,
elle surprend une conversation de l'hôtesse de l'air
qui laisse à penser que l'avion va s"écraser.
Romaine, affolée veut faire à son compagnon
un dernier aveu avant de mourir. De là découlent
toutes les surprenantes aventures qu'elle va endurer au Canada
car, bien entendu, l'avion est arrivé à bon
port. Les surprenantes aventures, ce sont: la perte de Justin,
de ses papiers, de son argent, un mariage, un accident de
voiture dans la neige qui suscite la naissance d'un bébé,
et bien d'autres encore. La réalisatrice s'est attachée
à un portrait de femme qui revendique son autonomie,
mais ne sait pas dire non aux décisions que l'on prend
pour elle. Elle est capable de se lancer dans les aventures
les plus fantasques qui finissent généralement
mal et de rebondir à chaque fois. C'est un personnage
à la fois burlesque et touchant. Et les "moins
trente" au Canada, nous les goûtons avec Romaine
!
À partir de 15 ans. |
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| Mars
2009 |
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COCAÏNE
COW BOYS de Billy CORBEN
Sortie le 25 février 2009. Durée : 1h456 |
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C'est l'histoire vraie de l'arrivée de la cocaïne
aux Etats-unis dans les années 70-80. Jon Roberts,
maintenant sorti de prison raconte les débuts: la cocaïne
produite en Colombie arrivait facilement par bateau au sud
de Miami car les côtes à l'époque n'étaient
pas surveillées .Puis, l'étau s'est resserré
et il a fallu l'astuce de Munday, l'ingénieur pour
trouver des stratagèmes propres à déjouer
la police. Les trafiquants engrangeaient alors des millions,
voire des milliards de dollars qu'ils investissaient en voitures
de luxe, villas, night-clubs etc... Par la suite la guerre
des gangs a fait de Miami la "capitale des meurtres".
La Colombienne Griselda Blanco, une femme cruelle et sans
scrupules régnait alors sur la pègre et n'hésitait
pas à tuer. Mais, au final, la ville de Miami a profité
de la manne d'argent de la drogue pour son expansion. Ceci
est un résumé très succinct de ce film
foisonnant où les anciens trafiquants témoignent
avec fierté de leurs exploits sans jamais s'interroger
sur les ravages que leurs trafics ont pu causer à la
santé de leurs concitoyens.
Un film où les témoignages et les images défilent
à la vitesse d'une mitraillette, mais qui nous laissent
fascinés par l'ampleur d'une entreprise mafieuse. qui
n'est pas du tout jugulée de nos jours.
À partir de 14 ans.
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PELLEAS
ET MELISANDE de Philippe BEZIAT
Sortie le 4 mars. Durée : 1h48 |
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Le prince Golaud s'est perdu dans la forêt. Il y découvre
une jeune fille en pleurs qu'il ramène à son
palais où règne son père aveugle et l’épouse.
Son jeune frère Pelleas s'éprend de Mélisande
qui l'aime aussi. Golaud, fou de jalousie tue Pelléas
et blesse Mélisande qui mourra en donnant le jour à
une petite fille. Tel est l'argument du seul opéra
composé par Debussy qui fut joué à Moscou
pour la première fois en 2007. Le réalisateur
a filmé des extraits de répétitions,
des commentaires de participants et de longues scènes
de la représentation. Tous s'accordent à dire
que cet opéra ne ressemble à aucun autre et
que l'on subit l'envoûtement de la musique et de la
poésie de Maeterlinck. Et, comme le dit un des chanteurs
"c'est de la bonne musique!"
À partir de 15 ans (s'ils sont
musiciens)
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DELTA
de Kornel MUNDRUCZO
Sortie le 4 mars. Durée : 1h32 |
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Un homme revient au pays où il retrouve sa mère
et une jeune soeur qu'il n'a pas connue. Le frère et
la soeur décident de se construire une maison en bois
sur pilotis au milieu du fleuve. L'affaire tourne très
mal le jour où ils invitent à un repas les gens
du village. L'auteur s'évertue à nous persuader
du fait que la cohabitation du frère avec sa soeur
provoque l'hostilité des villageois parla réprobation
de l'inceste présumé. Mais le récit fait
plutôt penser à une vulgaire jalousie envers
leur entreprise de construction inhabituelle et aussi parce
que les garçons du pays se sentent évincés
par la jeune fille. L'attrait du film réside surtout
dans les magnifiques images aquatiques, à la fois sauvages
et caressantes du delta du Danube et de cette maison étonnante
au milieu de nulle part.
À partir de 15 ans.
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MY
BROTHER'S WEDDING de Charles BURNETT
Sortie le 4 mars. Durée : 1h20 |
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A Watts, quartier noir au sud de Los Angeles, Pierce vit
et travaille avec ses parents dans la laverie familiale.
Tout le monde se connaît dans ce quartier chaleureux
et Pierce y est bien vu car il rend souvent service. Son
frère avocat va épouser une fille riche et
l'on prépare le mariage en grande pompe. Mais le
jour du mariage ont lieu les obsèques d'un ami de
Pierce qui s'est fait tuer à sa sotie de prison..
Alors que Pierce n'a que mépris pour la belle-famille
arrogante de son frère, et qu'il voit son devoir
plutôt du côté du cimetière, il
lui faudra choisir. L'alternative ainsi présentée
illustre le sort des gens de couleur dans cette banlieue
où certains jeunes ne voyaient pas la nécessité
d'étudier car peu d'entre eux dépassaient
vingt-et-un ans à cause de la criminalité
ambiante, mais où, pour d'autres fonctionnait quand
même l'ascenseur social
Le réalisateur a vécu sa jeunesse à
Watts et connaît bien ces familles où la mère
aimante était gardienne de la morale, mais sortait
un revolver de sa cachette avant d'ouvrir à un inconnu.
À partir de 14 ans.
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LAST
CHANCE FOR LOVE de Joël HOPKINS
Sortie le 4 mars. Durée : 1h33 |
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| Harvey
traverse une mauvaise passe, son job dans la pub risque de
lui échapper. C'est pourquoi, quand il se rend à
Londres pour le mariage de sa fille, il compte y rester peu
de temps et reprendre son avion sans tarder pour s'occuper
de ses affaires..
D'autant plus que sa fille veut se faire conduire à
l'autel, non par lui, mais par son beau-père, le brillant
Brian, nouveau compagnon de sa mère. A l'aéroport,
esseulé, déprimé, il trouve au bar une
jeune femme qu'il avait déjà croisée
brièvement. Elle aussi se sent seule et pas très
en forme. Mais pas question de céder aux avances de
Harvey. Pourtant, lorsqu'il lui raconte qu'il a déserté
le mariage de sa fille, elle insiste pour qu'il y retourne
et accepte même de l'accompagner. La présence
de Kate à ses côtés fait profiter Harvey
d'un accueil un peu plus chaleureux qoe la première
fois, et, surtout lui donne le courage, en un toast émouvant,
de revendiquer sa place de père et de reconquérir
l'amour de sa fille. Conquérir Kate sera une autre
affaire, car s'engager en amour sur le tard demande des garanties
pour ne pas risquer de souffrir d'un nouvel abandon.
Un film romantique sur les amours tardives avec deux gloires
de l'écran, Dustin Hoffman et Emma Thomson et un jeune
réalisateur qui n'en croyait pas ses yeux d'avoir de
telles vedettes à diriger.
À partir de 14 ans. |
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| WELCOME
de Philippe LIORET
Sortie le 11 mars. Durée : 1h50 |
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Bilal est un jeune Kurde qui veut aller en Angleterre retrouver
la fille qu'il aime et veut épouser. Mais, arrivé
à Calais, il rencontre les centaines de réfugiés
dans son cas qui restent exposés à la misère
et à l’exclusion, car l'accès de l'Angleterre
est interdit aux clandestins. On assiste aux tentatives de
Bilal avec des passeurs, notamment dans un camion où
il faut garder un sac en plastique sur la tête pour
échapper au contrôle de CO2. Tentative avortée.
Bilal fréquente alors la piscine municipale en demandant
au maître-nageur des cours de crawl. Celui-ci comprend
que Bilal cherche à gagner l'Angleterre à la
nage et se prend d'amitié pour le garçon qu'il
invite chez lui, s'exposant à des ennuis car il est
interdit d'aider des sans-papiers. Les associations humanitaires
de Calais connaissent et nourrissent ces centaines de migrants
obnubilés par leur espoir fou de passer en Angleterre,
alors que si peu réussissent. Ils nous font partager
leur compassion. Mais Bilal est un autre type de migrant:
c'est le preux chevalier qui brave tous les dangers pour l'amour
de sa belle et, du coup, son entreprise devient mythique.
Un très beau film généreux et spectaculaire.
À partir de 12 ans. |
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FAR
NORTH de Asif KAPADIA
Sortie le 10 mars. Durée : 1h29 |
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"Très loin au Nord, dans le cercle polaire, le
pays des nuits interminables, vivaient deux femmes" C'est
la première phrase de la nouvelle qui a inspiré
le film. Saiva, dès sa naissance, a été
déclarée maudite par un chaman et expulsée
de sa tribu Aussi habite-t-elle avec sa fille adoptive une
tente dans la solitude désolée du Grand Nord
où elles espèrent être en sécurité.
L'on voit Saiva tuer et dépecer ses proies sans faiblir
pour assurer leur subsistance. Jusqu'au jour où apparaît
dans leur vie un soldat déserteur de ceux qui ont massacré
la tribu de Saiva. L'arrivée de cet homme va déclencher
entre les deux femmes une certaine rivalité.
C'est une histoire étrange et mystérieuse dont
l'attrait réside surtout dans la splendeur de ces paysages
glacés noyés de brume, abandonnés de
toute vie et pourtant si beaux.
Adultes seuls. |
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LITTLE
NEW-YORK de James DEMONACO
Sortie le 25 mars. Durée : 1h45 |
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Trois personnages: un mafieux qui veut étendre son
pouvoir, un jeune ouvrier qui veut faire de son futur enfant
un génie et un vieil épicier sourd-muet qui
joue aux courses depuis des années sans jamais gagner.
Tous les trois avec le même objectif: l'argent.
Chacun d'eux est surprenant le vieux par la nature de son
travail pour la Mafia, le jeune par sa découverte d'un
système inédit et coûteux qui rend les
bébés intelligents, le mafieux par sa conversion
subite et spectaculaire à l'écologie. Dommage
que la fin soit un peu convenue, alors que l'originalité
des personnages titillait notre curiosité. Il faut
dire que ces trois-là sont citoyens de Staten Island,
un quartier de New-York situé sur une île en
face de Manhattan. Staten Island est, paraît-il, déconsidéré
parce qu'il fut et reste un repaire de la Mafia.
Little New-York se différencie des autres films de
mafiosi par des trouvailles bien venues et une désinvolture
souvent comique.
À partir de 14 ans. |
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LA
PREMIÈRE ÉTOILE de Lucien
JEAN-BAPTISTE
Sortie le 25 mars. Durée : 1h30 |
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Jean-Gabriel est un père de famille antillais qui fréquente
davantage les bars de Créteil que les lieux de travail.
Un jour de bonne humeur, il annonce à ses enfants qu'il
va les emmener au ski, alors qu'il n'a pas un sou vaillant.
Sa femme, exaspérée par ses promesses non tenues
menace de le quitter. Il va lui falloir faire des pieds et
des mains, trouver toutes sortes d'expédients farfelus
pour arriver à ses fins. Il emmène même
sa mère à la place de sa femme ! L'épopée
familiale connaît son lot de problèmes, panne,
chutes, obligation de se partager les skis faute d'argent
pour les locations et de triomphes, telle la première
étoile du petit Ludo et le succès de la jeune
Manon dans un concours de chansons. A l'heure où les
Antilles attirent l'attention sur un autre registre, l'auteur
en donne une image ultra-classique: la mère, chaleureuse,
autoritaire et patronne de la famille, l'homme glandeur, infantile
et irresponsable, et l'ensemble, toujours prêt à
rire et à chanter. Comme Lucien Jean-Baptiste est lui-même
Antillais, on ne saurait le lui reprocher, d'autant qu'il
a réussi une comédie populaire et sympathique.
À partir de 8 ans.
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LE
CHIHUAHUA DE BEVERLEY HILLS de Raja GOSNELL
(Disney)
Sortie le 25 mars. Durée : 1h32 |
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Un chihuahua est un petit chien avec de grandes oreilles et
des yeux globuleux. Chloë est une délicieuse chihuahua
de luxe avec les oreilles et le nez roses et des parures ridicules
que lui dispense sa riche maîtresse. Celle-ci partant
en voyage confie Chloë à sa nièce, une
tête-en-l'air qui fait une virée au Mexique où
elle perd Chloë. La pauvrette erre loin des fastes de
Beverley Hills et se trouve aux prises avec un organisateur
de combats de chiens qui veut l'opposer à l'horrible
Diablo, un gros chien noir et sanguinaire. Heureusement, Delgado,
le berger allemand l'aide à fuir et la protègera
lors de ses futures aventures jusqu'à lui faire réintégrer
ses pénates saine et sauve et retrouver le chien du
jardinier qui lui faisait la cour. Le petit reproche que l'on
peut faire au scénariste est d'avoir voulu corser l'intrigue
à la fin, en y introduisant trop de complications (les
enfants ont besoin d'histoires simples) et deux personnages
virtuels, le rat et l'iguane, inutiles au récit, alors
que les vrais chiens suffisent à nous enchanter.
Il faut admirer travail des dresseurs qui réussissent
à rendre les chiens expressifs jusque dans leur regard.
Un très joli film qui divertira aussi bien les parent
que leurs enfants
À partir de 4 ans.
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| Février
2009 |
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LA
VAGUE de
Dennis GANSEL
Sortie le 4 février 2009. Durée : 1h48. |
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Ces lycéens allemands en ont assez qu'on leur parle
du nazisme: c'est de l'histoire ancienne, ça ne peut
plus se passer aujourd'hui ! Leur professeur leur propose
alors une expérience dans leur classe sur "comment
s'installe l'autocratie et comment elle prospère".
Il commence par imposer une discipline stricte, agrémentée
de conseils hygiéniques: respirer à fond, se
tenir droit. Puis il donne corps à la communauté-classe
en leur donnant des responsabilités de groupe et en
leur désignant un ennemi commun: la classe d'en-dessous.
Vient alors l'uniforme, une chemise blanche pour tous. Et
quand Karo arrive en rouge, elle se fait huer.
Les élèves adhèrent tellement bien qu'ils
proposent eux-mêmes les ingrédients suivants:
le salut, le logo qu'ils vont taguer dans toute la ville,
puis ils se mettent à harceler les déviants.
Finalement, ils en redemandent et refusent que l'expérience
se termine comme prévu. Jusqu'au drame final, le professeur
ayant été débordé par sa démonstration
sur la naissance du fascisme.
Ce phénomène n'est pas exclusivement allemand,
un professeur américain ayant réellement instauré
une expérience assez semblable avec la même flambée
d'adhésion: ( lire "La Vague" de Todd Strasser,
traduit en français, 16,90 euros)
Un film coup de poing, dans le sens positif du terme, parce
qu'il fait réfléchir sur la fragilité
humaine devant l'endoctrinement et la manipulation. Remarquable!
À partir de 14 ans. |
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PUISQUE
NOUS SOMMES NES
de Jean-Pierre DURET et Andréa
SANTANA
Sortie le 4 février. Durée : 1h30. |
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| Ca
se passe au Nordeste, la région la plus déshéritée
du Brésil. Les réalisateurs, qui ont passé
six mois sur place, nous invitent à suivre l'existence
et les pensées de deux gamins de 13 et 14 ans, Nego
et Cocada. Tous deux hantent une énorme station-service
où transitent les camions, avant de reprendre le trafic
intense qui les conduira à Sao- Paulo. Cocada veut
devenir chauffeur routier, comme son protecteur. Il dort dans
une cabine de camion car son père a été
assassiné et sa mère ne veut plus de lui
Nego, lui, a neuf frères et soeurs et rêve de
partir pour gagner de l'argent. Mais il a une mère
qui l'aime et voudrait qu'il aille à l'école.
Cette mère-courage reste désarçonnée
quand sa fille lui pose une question sur les hommes: elle
qui a eu neuf maris, sait-elle ce qu'est l'amour ? Quant aux
gamins, leurs propos sur leur vie future est d'une étonnante
authenticité. Même s'ils travaillent dur dès
maintenant pour des gains dérisoires,, ils refusent
le vol et la mendicité. Ils inventent un scénario
pour se faire donner gentiment un vrai travail, car pour eux,
le travail reste la vertu cardinale.
Leur énergie dans l'espoir d'une vie meilleure sauve
le film du désespoir.
À partir de 14 ans.
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| PICNIC
de Adrian SITARU
Sortie
le 4 février. Durée : 1h24.
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| Il
paraît Mihail et Mina vont à la campagne un dimanche
pour y pic-niquer. C'est elle qui conduit car son amant n'a
pas le permis. Mais il ne cesse de la harceler sur sa façon
de conduire. A force de tension et de chamailleries, elle
renverse une jeune femme sur une route isolée. Faut-il
la conduire à l'hôpital ou faire comme si de
rien n'était? Finalement, ils couchent la femme inanimée
dans leur voiture, et, arrivés dans la forêt
où ils l'ont débarquée, elle se réveille
toute guillerette et se présente, Ana, puis demande
à les accompagner à leur pique-nique. Babillant
ingénuement, elle jette le trouble entre les deux amants:
a-t-elle été accidentée ou non? Veut-elle
séduire Mihai, qui pêche consciencieusement,
et le souffler à Mina ou est-ce celle-ci qu'elle convoite?
Et que vient faire cet homme rencontré par hasard au
bord de la rivière et qu'elle dit connaître depuis
longtemps ? Quel rôle joue donc cette fille bizarre,
manipulatrice et perverse ? Le réalisateur ne donne
aucune explication, mais l'on peut supposer qu'Ana sert de
catalyseur entre les deux autres, pour les pousser à
des relations plus sereines et plus sincères. Quoique
énigmatique, ce film étrange est plaisant par
son atmosphère bucolique et la licence d'interprétation
qu'il laisse au spectateur.
À partir de 15 ans. |
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EDEN
A L'OUEST de COSTA-GAVRAS
Sortie le 11 février. Durée : 1h50. |
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| Elias
est un clandestin qui essaie de rejoindre l'Europe de l'ouest
sur un "Boat-People". L'arrivée se révélant
hasardeuse, il se jette à la mer pour éviter
le pire. Il débarque sur la plage d'un club ultra chic
où on le prend pour un membre du personnel et où
une blonde cliente lui prodigue ses faveurs. Mais la chance
tourne et Elias doit affronter des aventures semées
de policiers inquiétants avant d'arriver à Paris
où un magicien de rencontre lui a donné rendez-vous.
Beaucoup de gens ont cherché à l'aider, d'autres
à l'escroquer ou à l'exploiter. Costa-Gavras
compare l'épopée d'Elias avec celle d'Ulysse.
Pourtant Ulysse avait quitté Ithaque, dont il était
roi, pour aller à la guerre et non chassé par
la misére ou les persécutions. La comparaison
vaut pour le personnage: comme Ulysse, Elias est beau, intelligent,
débrouillard, adaptable à toutes les situations.
Il cherche à apprendre la langue du pays qu'il convoite,
il pourra s'intégrer sans problèmes. Comme Ulysse
aussi, il affronte des situations inattendues mystérieuses,
indéchiffrables que seule son astuce peut décrypter
et résoudre. Comparé à l'Odyssée,
le périple d'Elias est magnifié. Il devient
une errance plutôt qu'une fuite. Mais si l'Eden de l'Ouest
n'est, pour l'immigrant actuel qu'un rêve de beauté
et de vie facile, il risque de le décevoir, comme pour
ce compatriote d'Elias qui a expérimenté l'exclusion
sans espoir des sans-papiers et préfère rentrer
au pays.
Costa-Gavras nous avait habitués à des films
plus austères, celui-ci n'est pas dénué
d'humour et nous séduit par sa diversité, son
invention et, comme toujours, par sa remarquable réalisation
.Un film magnifique.
À partir de 12 ans
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LA
PETITE FILLE DE LA TERRE NOIRE de JEON
SOO-IL
Sortie le 11 février. Durée : 1h29. |
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| Cette
fillette Young-lim, vit avec son père et son grand
frère attardé mental dans un pauvre village
coréen. Elle soigne et surveille son frère ,
qui s'enfuit parfois de la maison pour faire des bêtises,
comme une petite maman . Le père travaille à
la mine de charbon, mais, atteint d'une maladie professionnelle,
il perd son emploi. Sa fille l'aime et cherche à l'aider,
mais il sombre dans l'alcoolisme et devient une loque. Young-lim,
toujours décidée, va donc régler les
problèmes familiaux à son idée. Naturellement,
on ne peut rester insensible aux aspects documentaires du
film, la vieille mine, l'absence de protection sanitaire et
sociale des mineurs, les maisons délabrées etc...
Il y a encore beaucoup à faire en Corée. Mais
le plus intéressant est ce portrait d'enfant "parentalisé"
qui existe parfois dans les familles où les parents
sont défaillants: ceux-ci se sentent tellement responsables
de toute la famille qu'ils en oublient leur statut d'enfant
et l'insouciance qui devrait l'accompagner.
Un beau film tragique éclairé par uun visage
d'enfant.
À partir de 14 ans.
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LE
CODE A CHANGE de Danèle THOMSON
Sortie le 18 février. Durée
: 1h40. |
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| Ils
se retrouvent tous les 21 juin, fête de la musique,
pour dîner ensemble. Certains sont avocats, médecins,
et se confient mutuellement leurs maladies et leurs divorces.
Le dîner lui-même scintille de traits d'esprit,
de plaisanteries osées, de fausses confidences, de
révélations inattendues. on est gais, car on
est aussi en représentation. On garde par-devers soi,
ses chagrins, ses aversions, ses rancunes, ses doutes, ses
désirs inavoués. Aller bien est entre eux une
forme de politesse et même uune injonction sociale.
Mais, grâce au film, le spectateur, lui, connaît
le revers des médailles. Privilège exquis! De
21 juin en 21 juin, les choses changent, à l'intérieur
du groupe, des couples se dé-composent et se re-composent.
On a l'impression d'un jeu un peu pervers et de peu de gravité
entre ces amis qui se connaissent si bien et n'ont pas conscience
des dégâts qu'ils commettent. Pourtant, Danièle
Thomson aime que la morale soit sauve, que la fidélité
perdure, que les unions se cimentent, même si elles
paraissent improbables, comme celle de la jolie Juliette avec
son loup de mer décati, et que la grossesse raccommode
les couples Son objectif, dit-elle, est de tenir le spectateur
entre un éclat de rire et une émotion. Objectif
atteint, on a l'impression d'appartenir à ce groupe,
d'être avec eux sur l'écran, ce sont nos amis
proches ,On les reverra le prochain 21 juin.
C'est un film brillantissime, au scénario travaillé,
à la réalisation parfaite, l' un de ceux qu'il
ne faut pas manquer si on veut garder le moral. Avec une "pléiade
de vedettes"!
À partir de 15 ans.
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| AU
DIABLE STALINE, VIVE LES MARIES de Horatiuu
MALAELE
Sortie le 18 février. Durée : 1h27. |
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En 1953, les Russes ont rasé un village roumain pour
y construire une usine. Une équipe de cinéastes
reconstitue l'histoire. Dans ce village isolé, un groupe
de vieux ivrognes passent leurs journées à emplir
le bar de leurs rigolades en se lançant des vannes.
Ils apprennent un jour que Ana et Iancu, les enfants de deux
des leurs ont décidé de se marier. Tout le village
se met à préparer une fête à tout
casser. Mais alors que les tables sont dressées dans
la cour et que le cortège de la noce revient de l'église,
un officier russe vient annoncer la mort de Staline et l'interdiction
immédiate de toute festivité. Plutôt que
d'obéir, les villageois malins rentrent tout dans la
maison et décident de faire la fête silencieusement.
Les braillards s'astreignent à manger et boire en silence,
on applaudit en silence les mariés qui dansent en silence.
L'histoire finira tragiquement, mais auparavant le spectateur
aura partagé la bonne humeur iinaltéable de
ces paysans et admiré leur trouvaille énorme
de résistance passive à l'occupant.
Un film à la Kusturika, déchaîné
et truculent.
À partir de 15 ans. |
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HERBE
de Matthieu LEVAIN et Olivier PORTE
Sortie le 18 février. Durée : 1h16. |
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Au début de ce documentaire, un paysan breton cueille
des herbes dans sa prairie et nous désigne celles qui
sont à supprimer car les vaches ne les mangent pas.
Nous sommes au coeur du problème posé par le
film. Car cet éleveur et d'autres autonomes ont choisi
de nourrir leurs vaches uniquement avec l'herbe de leurs prairies
alors que les partisans du productivisme y ajoutent du maïs,
cultivé, donc consommateur d'énergie et du soja
importé du Brésil. Il faut naturellement aux
herbagers une gestion intelligente et rationnelle de la prairie,
mais il existe des formations dispensées par leurs
groupements. Et ces éleveurs ont moins de travail et
les mêmes rendements financiers que les autres. Alors
pourquoi perpétuer l'ancien système? Parce que
les subventions vont à ceux qui coûtent plus
cher à la collectivité et polluent davantage.
On a donc à faire à une politique absurde parce
qu'il y a des lobbies à ménager.
Un film extrêmement intéressant, aussi bien pour
les consommateurs que pour les producteurs 14 ans (film à
projeter dans les lycées agricoles).
À partir de 15 ans.
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NOISE
de Henry BEAN
Sortie le 25 février. Durée : 1h30. |
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David Owen est exaspéré par le bruit qui règne
à New-York: moteurs, claksons, avertisseurs de recul,
et, par-dessus tout ces alarmes de voitures qui se déclenchent
sans raison et n'en finissent pas de hurler. A force de souffrir
du bruit, David passe à l'action: il casse une vitre
pour débrancher l'engin, ce qui est un délit
.La première fois qu'il comparaît, le juge se
montre clément. Mais lorsqu'il récidive, il
va en prison. Il a pris le nom populaire de "Rectificateur"
et commence à faire des adeptes. Pourtant, il risque
de perdre sa famille car sa femme n'accepte pas sa mise hors
la loi. Les arguments de David sont forts: "On m'accuse
d'agression contre la propriété privée
qu'est une voiture, mais les bruits qui s'en dégagent
sont une agression contre le sommeil, la tranquillité,
la concentration de milliers de citoyens désarmés."
Bref, ce "Rectificateur" est un chevalier blanc
qui, luttant pour notre sérénité, ose
les actes répréhensibles dont tout le monde
a tellement envie, mais que l'on n'ose pas par peur des représailles.
C'est un film roboratif, qui nous fait prendre conscience
de notre passivité devant une plaie de notre temps
contre laquelle on a si peu de remèdes..
À partir de 15 ans.
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MISS
PETTIGREW de Bharat NALLURI
Sortie le 25 février. Durée
: 1h32. |
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Londres en 1939. Miss Pettigrew vient de perdre sa place de
gouvernante. Elle est à la rue et mange à la
soupe populaire. Elle utilise alors un subterfuge pour pénétrer
chez une actrice et se faire embaucher. Sa nouvelle patronne
est une ravissante fofolle, tellement courtisée qu'elle
dit oui à tous les hommes dont elle ne sait plus comment
se dépétrer. Miss pettigrew prend alors les
choses en mains, apprend à Delysia à dire non
et à découvrir qui l'aime vraiment, et la sauve
du ridicule et de l'erreur. Délisia, reconnaissante
l'entraîne dans son monde de luxe et d'insouciance malgré
la guerre qui est proche et la gouvernante aussi trouvera
l'amour et le bonheur. C'est une comédie légère,
légère, tellement bien transposée qu'on
la croirait tournée au siècle dernier.
À partir de 12 ans. |
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CYPRIEN
de David CHARHON
Sortie le 25 février. Durée : 1h38. |
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Cyprien, c'est Elie Semoun, le loser, le bigleux, l'as de
l'informatique et des jeux vidéo, que tout le monde
aime bien et dont on se moque gentiment. Ill travaille à
la rédaction d'un magazine de mode très branché.
A cause d'une machination ourdie traîtreusement par
le fils de la patronne (Laurent Stoker, qui joue merveilleusement
les têtes à claques), Cyprien perd son emploi.
Grâce à son spray magique il se transforme alors
en un play-boy irrésistible et revient incognito briguer
son emploi resté vacant. Embauché illico, il
devient le chouchou de toute la rédaction et gagne
le coeur de celle qu'il aimait en silence. On ne rit pas à
gorge déployée, mais c'est une agréable
comédie.
À partir de 12 ans. |
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